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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 11:39

dickensbarbeapapaDe Philippe Delerm

Format : Poche

Editeur : Gallimard
Collection : Folio
Pages : 105
Parution : mars 2008

« Merci pour la purée, pour Alain de Botton, pour le vin chaud, pour Léautaud, pour les Mustang de don Pedro, pour Flaubert et la menthe à l’eau, pour la pizza des pas perdus, les nuits anglaises de Dickens et les secrets du mousseux tiède. Bien sûr que l’on dévore encore. Comment se souvenir sinon d’avoir pu dévorer ? »

 

 

 

Recueil de textes courts façon Philippe Delerm, que j’aime ses textes

C’est tellement vrai, tellement la vie.

Pourquoi ce titre « Dickens, Barbe à papa » me direz-vous ?

Et bien tout simplement parce que Philippe Delerm nous offre dans ce livre, des textes courts sur des réflexions de choses dont on se délecte dans la vie, sur des souvenirs d’enfance… et ces textes courts, ces réflexions, sont ciblés. Philippe Delerm varie ses réflexions entre le plaisir de gourmandises dont on se délecte, et des lectures souvenirs que l’on a pu dévorer (une gourmandises intellectuelle).

D’où ce titre, Dickens, Barbe à papa.

 

Voici quelques exemples :

 

- commençons par une lecture, avec un personnage de Dickens « Lecteur entre deux peurs », où il évoque un jeune personnage de Dickens. On cerne très bien le personnage, les lieux dans un Londres 19ème, la pluie, les quais de la Tamise, il évoque le principal pour nous faire songer à une lecture passée de Dickens et c'est un vrai plaisir.

 

- le souvenir d’enfance d’un bonbon, « Mistral toussant », où il évoque le bonbon Mistral gagnant. Il débute cette nouvelle par quelques paroles de la chanson de Renaud, comment passer outre vous me direz. Et puis Philippe Delerm, part dans ses souvenirs d’enfance, pour mieux nous conter ce plaisir délectable du bonbon Mistral gagnant, mais souvent il était plutôt Mistral perdant… mais tampis l’enfant était gagnant tout de même avec le plaisir de goûter au parfum du Mistral, où « Les lèvres et la langue essayaient en vain de maîtriser ce flot sucreux, piquant, qui faisait tousser avec une jubilation alpestre. On s’en mettait un peu partout, une bonne partie restait collée au tuyau de réglisse. Qui peut maitriser le mistral ? »…

 

- reprenons une petite lecture, avec la nouvelle « Et je suis devenu Folco » où Philippe Delerm se souvient de sa lecture de Crin-Blanc de René Guillaut terminé lorsqu’il était dans un train. Un livre offert par sa mère, pour le voyage. Il se souvient de la jaquette, il nous décrit ses souvenirs. Et cela nous fait penser à nos propres lectures de quand nous étions enfant. On a tous des souvenirs comme ça… Je vous fais part d’un passage qui m’a plu, lorsqu’il explique le moment où il a découvert ce livre, la première fois qu’il a pu le feuilleter : « Cette fois, rien qu’en feuilletant les pages, sans trop m’attarder sur les illustrations de Jean Reschofsky – il fallait en garder la vraie dégustation pour le moment de la lecture, pour l’instant mérité où elles s’offriraient comme une juste récompense – j’avais le sentiment de posséder vraiment l’aventure de Crin-Blanc de Folco […] ».

 

Voilà, je ne peux m’étendre sur chaque nouvelle, mais on se délecte de barbe à papa, de sirop de menthe, de cerises à l’eau de vie, tout en se remémorant des lectures jeunesses avec Sempé, Tintin, des livres de cow-boys … on plonge dans la nostalgie de l’enfance, pas spécialement la nôtre, pas forcément, puisque Philippe Delerm plonge dans la nostalgie de l’enfance en remontant jusqu’à l’après-guerre, donc ce n'est pas nos souvenirs à nous, mais la lecture de chaque nouvelle nous fait remonter d’autres souvenirs propres à nous-mêmes.

Je me délecte de l’écriture de Philippe Delerm. J’avais adoré La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules. Dickens, Barbe à papa, est basé sur le même principe de choses simples de la vie mais qui hélas ne sont pas données à tous, et il nous en fait prendre conscience. Ce sont de réels plaisirs qui nous sont offerts. Là dans ce reccueil les souvenirs varient entre souvenirs gourmands et souvenirs littéraires. Alors si vous êtes comme moi, à apprécier les textes de Delerm, n’hésitez pas, même si j’ai quand même une préférence pour La première gorgée de Bière et autres plaisir minuscules.

  

Autres billets sur les titres de Philippe Delerm : La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules - Il avait plu tout le dimanche

 

 

 

 

 

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Published by Lilibook - dans Romans
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commentaires

Edelwe 26/11/2010 20:21



J'adore cet auteur!



Géraldine 18/11/2010 14:50



Je n'ai encore rien lu de cet auteur. Alors pourquoi pas commencer par des nouvelles ? Je note !



MoKa 17/11/2010 22:41



J'ai déjà lu quelques Delerm mais ne connais pas celui-ci !



l'or des chambres 16/11/2010 22:55



Mon libraire me l'a offert cet été, mais je n'ai pas encore eu le temps de le lire... Ton billet est très "tentateur"



emiLie 14/11/2010 15:14



Je n'ai encore rien lu de cet auteur et pourtant ce n'est pas l'envie qui manque! 



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