Policiers Historiques

Jeudi 8 mars 2012 4 08 /03 /Mars /2012 13:14

meurtres à la pomme d'or 

Auteur : Michèle BARRIERE

 

Format : Poche

Edicteur : Le Livre de Poche

Collection : Policier

Pages : 312

Parution : Octobre 2008

 

 

 

 

 An de grâce 1556: François, étudiant en médecine à Montpellier, n'a qu'une idée en tête: devenir cuisinier. Aux dissections, il préfère l'étude du safran, de la cardamome, du gingembre, du macis et autre maniguette sous la houlette de l'apothicaire Laurent Catalan. Mais une série de morts suspectes sème le trouble dans la ville. Un mystérieux breuvage distribué par un apothicaire ambulant en est la cause. Laurent Catalan, en raison de ses origines juives et de ses sympathies pour les protestants est accusé de complicité et jeté en prison François mène l'enquête jusqu'à Bolog Parviendra-t-il à sauver Catalan?

 

 

 

 

      

Symphorien Poquet, maître rôtisseur rue de l’Oye à Paris, a envoyé son fils, François Poquet, faire des études de médecine à l’Université de Montpellier et l'a confié aux bons soins du Docteur Saporta le maitre d’étude.

Mais depuis tout petit déjà, François n’avait en tête que la cuisine et son enfance s’est déroulée parmi tous les artisans culinaires de la rue de l’Oye à Paris. A 8 ans il cuisine ses premières tourtes, et ne cesse de tourner autours des fourneaux et du coup il a acquis une certaine notoriété par ses plats qu’il réussissait fortement, une notoriété acquise auprès de grands du métier de bouche. Il rêve de cuisiner comme personne, de découvrir de nouvelles saveurs.

Mais son père ne l’entend pas de la sorte et n’aspire pas à un avenir de cuisinier pour son fils mais plutôt de médecin. D’autant plus que François avait fait de brillantes études jusque là.

Sans grand enthousiasme, François part donc dans le Sud de la France pour ses études.

 

1556, depuis un an maintenant que François est dans cette prestigieuse université, il n’est pas à sa place et n’est guère inspiré de soulager la souffrance humaine. Parfois même, il s’ennuie. Heureusement, Montpellier est plutôt festif et là il s’y plait. Tout évènement était un prétexte pour organiser une fête.

François est pensionnaire chez Laurent Catalan, un apothicaire. Des apothicaires, il y en a beaucoup. Il s’est lié d’amitié avec Félix, un Suisse de Bâle, qui loge également chez Catalan.

Lorsque le groupe d’étudiant part en forêt pour découvrir toutes les qualités des plantes médicinales, François, lui, se prend à rêver de comment il pourrait accommoder ces plantes avec les plats.

 

Mais la vie de François va être chamboulée au cours de l’été 1556, un été extrêmement chaud, lorsqu’un de ses amis va être assassiné suite à un mystérieux breuvage qu’il aurait bu.

Très vite, d’autres morts suspectes, nous dirons même une sorte d’épidémie qui va décimer pas mal de personne, vont semer le trouble du côté de Montpellier. Et ces empoisonnements vont rapidement être mis sur le dos du mentor de François, Laurent Catalan, apothicaire.

Pourtant, ce mystérieux breuvage est distribué par un apothicaire certes, mais un apothicaire ambulant, inconnu de tous. On accuse Laurent Catalan, car lors d’une inspection dans sa boutique d’apothicaire, un meuble qui renferme de dangereuses plantes médicinales se trouve être ouvert et vide de ces dangereuses plantes.

Si bien que Laurent Catalan est emprisonné jusqu’à un futur jugement qui pourrait lui coûter la vie peut-être. Laurent Catalan, François Poquet, et Félix savent bien pourquoi c'est Laurent Catalan lui-même qui a été fait prisonnier. C’est en raison de ses origines juives et de sa sympathie envers les protestants, et cela, ça dérange fortement.

François et son ami Félix décident donc de venir en aide à leur mentor et ami apothicaire, Laurent Catalan.

 

La piste qu’ils vont avoir les mènera jusqu’en Italie, à Bologne. Mais ils vont devoir déjouer un guet-apens. On leur en veut, ils sont suivis, ils le savent et vont devoir être très malins. Cette piste est celle d’une plante très dangereuse, plante récemment arrivée en France et en Italie, tout droit venue des Amériques.

Ils vont croiser le chemin d’immenses savants de la Renaissance, et ils vont parcourir beaucoup de chemin, découvriront également l’amour, et y découvriront aussi de nouvelles traditions.

Mais parviendront-ils à défendre l’innocence de Catalan ?

Et quelle est cette mystérieuse plante arrivée récemment en France et en Italie ? Cette plante si dangereuse...

 

Leur route sera jalonnée de nombreux dangers… mais aussi de plaisirs divers….

 

 

 

 

 

Voilà une enquête à déguster !!!

 

Nous avons en effet dans ce polar historique,

 une enquête mêlée aux plaisirs culinaires.

 

 

Une enquête historique placée à l’époque de le Renaissance, donc une période vraiment riche en découvertes et l’auteur ne lésine à nous procurer de délicieux moments parmi cette riche période.

 

Le contexte historique est donc intéressant ici.

De plus, au cœur de cette période historique ont découvre la rivalité qui s’est au fur et à mesure mise en place entre les médecins, les apothicaires et les épiciers. Ici ceux de Montpellier et sa région. Chacun de ses trois corps de métiers se méprise. La rivalité est immense et aucun n’hésite à faire des coups bas pour descendre telle ou telle catégorie de ces trois métiers. Des métiers bien évidemment qui se rejoignent un peu. Mais à l’époque, cette rivalité est immense car chacun revendique le monopole de soigner les gens, plutôt de la vente de plantes ou condiments pour soigner les gens. Ce qui sera donc plus tard, la délivrance des médicaments faite actuellement par nos pharmaciens.

On sent bien que chacun, médecins, apothicaires, épiciers veut être seul à soigner les gens et à délivrer ce qui les soignera, mais les trois à la fois pour eux ce n’est pas possible. Chacun défend son gagne pain.

Notons que les médicaments à cette époque, sont plutôt fait d’épices et de condiments, de plantes macérées et d’infusions, et on en tire également des sortes de médicaments sous forme de confiseries (tient serait-ce le début de nos propres confiseries actuelles…).

Si bien que la médecine n’est pas très loin de la cuisine. Et que pour notre personnage principal, François Poquet, tout ceci peut donc s’amalgamer. Lui qui rêve d’être cuisinier, et qui pourtant fait des études de médecine.

 

En dehors du contexte historique très intéressant, entre période riche de la Renaissance et découverte des premiers remèdes de la médecine, on a là une enquête bien ficelée. François Poquet et son ami Félix entreprennent un long voyage jusqu’en Italie, à Bologne, Ferrare, Padoue, plus précisément. Et ce voyage sera semé d’embûches mais aussi de plaisirs divers, je ne peux pas en dire plus.

Les moments en Italie sont superbement détaillés, l’auteur nous offre de beaux moments traditionnels italiens.

 

Ce polar historique est donc, vous l’aurez compris, aussi un roman gastronomique. On ripaille goulument aux tables françaises et italiennes. C’est assez agréable et on fait également des découvertes culinaires mais aussi des découvertes étymologiques sur les mots culinaires utilisés actuellement.

 

Le style d’écriture est donc très bien approprié à l’époque historique du roman.

 

En prime, à la fin du livre, nous avons un historique sur la tomate ainsi que des recettes de cuisines de la Renaissance.

 

 

Alors si vous voulez plonger au cœur d’une enquête historique, remonter le temps jusqu’à la Renaissance, ripailler à votre guise, et partir à la recherche d’une dangereuse plante transformée en poison fulgurant… ce polar historique est pour vous.

 

 

 

 

 

 

 

 

013Bonus :

 

La couverture de ce roman est extraite d'un tableau de Filippo Lippi

- Le Banquet d'Hérode -

  

Une fresque datant de 1452 - 1466

Cathédrale de Prato

  

Fra Filippo Lippi né en 1406 et mort en 1469

fut le maître de Botticelli qui entra dans son atelier en 1465.

 

 

Le banquet d'hérode-1

 

 

 

 

 

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Jeudi 8 septembre 2011 4 08 /09 /Sep /2011 13:54

  carrefour des ecrases

 

Auteur : Claude Izner

 

Format : Poche

Editeur : 10 - 18

Collection : Grands Détectives

Pages : 284

Parution : novembre 2003

 

 

Le Carrefour des Écrasés, situé entre la rue Montmartre et le Faubourg Poissonnière, porte bien son nom. En ce mois de novembre 1891, le corps " sans visage " d'une jeune femme est découvert au petit matin sur le carrefour. Tout de rouge vêtue, la jeune femme ne portait pas de chaussures. Ce même jour, un certain Grégoire Mercier
" berger en chambre " rue des Reculettes (XIIIe arrondissement), rapporte à Victor Legris, libraire et enquêteur à ses heures, un escarpin rouge de femme, contenant, en guise de semelle, le papier à en tête de sa librairie de la rue des Saints-Pères. Claude Izner, dans cette troisième aventure de l'intrépide Victor Legris et de son truculent commis, Joseph, nous entraîne de nouvea
dans un merveilleux voyage au cœur du Paris de la fin du XIXe siècle

 

 

   

 

  

3ème opus des enquêtes de Victor Legris, libraire Rue des Saints-Pères et enquêteur à ses heures perdues, et de son commis, Joseph. On retrouve aussi les personnages de Kenji, l’associé et  père adoptif» de Victor Legris, et Tasha, la femme que Victor aime.

 

Un matin de novembre 1891, Grégoire Mercier, un berger du XIIIe arrondissement de Paris (oui, nous sommes en 1891, et les moutons, les vaches… étaient en plein cœur de Paris^^) apporte à la librairie Rue des Saints-Pères, un escarpin rouge où se trouve un papier à l'en-tête de la librairie de Victor Legris à la place de la semelle.

Voilà donc quelque chose qui étonne beaucoup notre ami libraire.

Au cours de cette même journée, une jeune fille tout de rouge vêtue est retrouvée morte en plein milieu du Carrefour des Ecrasés, lieu qui porte bien son nom. Cette jeune fille est retrouvée avec le visage totalement défiguré au vitriol, et nue pieds.

 

Victor Legris est très intrigué par cet escarpin rapporté chez lui, au fond duquel se trouve le papier à en-tête de sa librairie. Notre libraire se laisse donc, de nouveau, séduire par cette mystérieuse énigme. Il va donc mener son enquête sur cet escarpin et celle-ci va le mener sur des mystères qui enveloppent le passé de son associé et père adoptif, Kenji. A vrai dire, Victor Legris ne connait pas tout de la vie passée de Kenji. Mais , son chemin va croiser aussi le Carrefour des Ecrasés où cette jeune femme a été retrouvée morte.   On se doute forcément qu'il ya un lien entre l'escarpin rouge et cette jeune fille retrouvée morte, je ne vous le cache pas.

Il sera bien entendu aidé de son commis, qui d'une certaine façon monte en grade aux yeux de Victor Legris, dans cette enquête puisqu’il se retrouve avec plus de responsabilités, responsabilités données par Victor Legris lui-même qui fait de plus en plus confiance en son commis et en ses capacités de fin limier.

L'enquête va les plonger tout droit dans l'atmosphère palpitante des Cabarets Parisiens, époque fin XIXe siècle, quartier de Montmartre, où nos héros vont croiser des personnages tels que La Goulue, Toulouse-Lautrec, Alphonse Allais et tant d'autres encore.

 

 

 

 

 

Un merveilleux voyage au coeur de Montmartre, XIXe siècle,
en compagnie de Toulouse-Lautrec et de La Goulue.

 

J'ai retrouvé avec plaisir chacun des personnages de cette série. Dans ce 3ème opus, ils sont bien en place, et chacun y tient un rôle important.

 

Des 3 premiers opus lus, celui-ci est mon préféré.

J'ai en effet adoré l'ambiance !!

 

Une ambiance très présente avec un contexte historique très intéressant puisque le roman mêle des personnages historiques réels aux personnages de fiction de la série. Une ambiance cafés-concerts fin XIXe siècle, au langage populaire parisien vraiment bien retranscrit. On imagine les personnages avec corsets et jupons pour les femmes, et costume et haut-de formes pour les hommes. Tout y est très bien décrit. Un voyage extroardinaire dans l'histoire de Paris.  En plus d'avoir une intrigue bien menée on a en fait, une lecture intéressante par rapport au contexte historique mais aussi une lecture culturelle puisque divers arts y sont mêlés.

 

L'intrigue, comme je l'ai dis plus haut, est bien menée, originale. Cette fois ci, elle mêle la vie d'un des proches de Victor Legris, son ami et père adoptif Kenji. Et ce 3ème opus délivrera quelques secrets de famille. C'est pour ça que j'aime lire ces séries dans l'ordre.

Maintenant, disons qu'à chacune de mes lectures dans cette série, je suis plus attirée par l'ambiance, l'atmosphère et les personnages plus que par l'enquête elle-même. 

 

Bien entendu, je vais poursuivre cette série avec Le Secret des enfants rouges.

 

 

 

 

Voir billets

1er opus : Mystères Rue des Saints-Pères

et 2ème volet de la saga : La Disparue du Père-Lachaise

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 15:09

la baronne meurt à cinq heures
De Frédéric LENORMAND

Format : Broché
Editeur : JC Lattès
Collection : Romans historiques - Voltaire mène l'enquête
Pages : 280
Parution : janvier 2011

Qui a osé assassiner la baronne chez qui Voltaire coulait des jours heureux ?
En ce froid février 1733, c'est la rue qui attend notre philosophe (ou pire, la Bastille !). Il lui faut donc retrouver le criminel sans délai avant que celui-ci ne s'en prenne à d'autres honnêtes gens - à lui-même, par exemple.
Heureusement, avec l'aide providenteille d'Emilie du Châtelet, Voltaire ne manque pas de ressources. Brillante femme de sciences, enceinte jusqu'au cou, celle-ci va l'accompagner dans son enquête où les subtilités féminines triompheront bien souvent de la philosophie.
Ensemble, ils devront affronter de redoutables héritères en jupons, des abbés benêts et des flûtistes sanguinaires, décrypter des codes mystérieux, et surtout échapper à un lieutenant général de police prêt à embastiller Voltaire au moindre faux pas...


Voilà que la protectrice de Voltaire, Mme de Fontaine-Barteul, baronne de 70 ans, vient d'être retrouvée assassinée dans son lit !! Celle-ci l'avait accueilli, depuis peu, chez elle, en lui proposant un petit appartement en dessous les toits de son petit hôtel particulier.

Découverte morte dans son lit, c'est le lieutenant général Hérault qui arrivera sur les lieux pour authentifier le décès. Le souci est que la baronne a été assassinée, et ce, par le moyen de différents procédés, empoisonnée, égorgée et étouffée. Alors le lieutenant général Hérault ordonne qu'une autopsie soit pratiquée sur la baronne. Ce qui va fortement déplaire aux héritiers, on ne fait pas une autopsie sur une baronne !
Par contre, Hérault à fort à faire sur Paris, la surveillance de la pose des nouvelles plaques des rues, la surveillance du déménagement d'un cimetière, il doit gérer les prisons, il doit se tenir à jour et connaître tout des Parisiens, alors annoncer à ses supérieurs un meurtre à élucider n'allait pas l'arranger pour organiser ses autres tâches. On le harcelait suffisamment. Il a donc la bonne idée, pour ses propres besoins, d'utiliser Voltaire qui mènera l'enquête à sa place et, lui, de mentir sur cette mort auprès de sa hiérarchie et cacher une mort suspecte en la transformant en mort naturelle, le temps d'une enquête.

Oui, Voltaire est surveillé pour ses écrits qui déplaisent et la liberté de penser qu'il instaure.
Hérault fait même recopier les moindres lettres que Voltaire peut écrire. Et justement il va se servir d'une lettre pour lui mettre la pression, lui faisant comprendre qu'il le suspectait dans la mort de la baronne. "On s'installe chez des vieilles dames riches qui ne tardent pas à mourir ?" demande-t-il à Voltaire. Voltaire est cela-dit, outré, qu'on puisse le suspecter. Pourquoi aurait-il tué la baronne, elle qui l'hébergeait. Il peut dès à présent se retrouver à la rue, pourquoi aurait-il fait une chose pareille ? Et de plus, il n'était pas son héritier.

Hérault va se servir aussi, pour que Voltaire entame l'enquête à sa place, d'une lettre de cachet qui ordonnait l'incarcération de Voltaire à la Bastille, signée du Roi

Hérault ordonne à Voltaire de lui livrer l'assassin de la baronne sinon ce sera la Bastille pour lui.

Mais aucun suspect en vue pour le moment.

Voltaire n'a nul le choix face à Hérault et l'ordonnance d'emprisonnement contre lui, alors il va se mettre en quête de découvrir à qui peut profiter le crime de la baronne. Le temps qu'il va passer à mener cette enquête va bien évidemment empiéter sur le temps qu'il passe à ses écritures, il est en plein dans l'écriture de ses Lettres philosophiques et tente par tout moyen de faire connaître la pièce qu'il vient d'écrire, Eriphyle.

Par le plus grand des hasards, il fait la connaissance d'Emilie du Châtelet, une brillante jeune femme dont le mari est sur les fronts de guerre. Emilie du Châtelet est enceinte, elle s'ennuie chez elle en dehors des expériences scientifiques qui, seuls, l'intéressent. Ecoutant l'histoire du loufoque Voltaire, elle se propose de l'aider à démasquer le meurtrier de la baronne. L'abbé Linant, maladroit comme pas deux, viendra porter main-forte à l'enquête. Mais cela ne sera pas des plus simples. Il faudra résoudre des énigmes tortueuses, on voudra aussi en attenter à leurs vies, mais il faudra aussi faire face à des héritiers des plus féroces et imaginatifs.

 

 

Voilà un polar historique qui est également humoristique. L'auteur est plus connu pour sa série des enquêtes du Juge Ti, et étant donné que je voulais découvrir la plume de Frédéric Lenormand, j'avais tout bonnement selectionné ce livre lorsque Babelio a proposé son dernier Masse Critique.
Je n'ai pas été déçue de cette découverte.
J'aime les polars historiques, l'enquête ici est peut-être basique et un peu en retrait par rapport aux personnages. On comprend très vite pourquoi la baronne a été tuée, il en va de soi que c'est une histoire d'argent.
Plutôt l'impression, vraiment, que les personnages tiennent une place importante par rapport à l'enquête, mais cela ne m'a pas déçu. Justement, ça sort de l'ordinaire et il y a de quoi s'amuser avec les personnages mis en scène dans ce polar historique.
Ce polar est le premier d'une série où l'on retrouvera le personnage récurrent de Voltaire. On trouve donc un personnage très humoristique par son caractère et ses répliques. Voltaire mange à tout les rateliers, se fait héberger, il est très excentrique et un peu loufoque aussi. A cette période en plus, il fait la promotion de sa pièce Eriphyle, et lorsqu'il parle de son Eriphyle, on le plaint en pensant qu'il s'agit là d'une maladie ;-)

Il n'a de cesse, aussi, d'écrire ses Lettres philosophiques, il ne rate pas une occasion non plus d'en lire les premiers extraits même si son auditoire ne semble pas très attiré...
Un personnage rendu, là, très drôle, imbu de sa personne également, il se croît supérieur je dirais même, et j'ai beaucoup aimé.

Les personnages qui l'entoure sont également bien savoureux. La marquise Emilie du Châtelet, jeune femme charmante, délaissée par son mari parti sur les champs de bataille. Elle saura, dans cette enquête, être perspicace. Quant à l'abbé Linant, qui aidera Voltaire pendant l'enquête, il est lui aussi comique de par sa maladroitesse.
Le style de l'auteur est agréable, on sent qu'il a étudié cette époque, que c'est son domaine de prédilection. Le langage qu'il utilise est très adéquate à l'époque. Et cela, j'ai beaucoup apprécié. L'enquête en elle-même est simple et traditionnelle mais bien construite. En somme, je me suis bien amusée avec ce polar historique aux pointes humoristiques, j'ai aimé les différents personnages. L'enquête en elle-même n'est pas très originale, mais on est gâté avec les personnages donc ça fait la balance. Et je lirai volontiers les prochains épisodes des aventures de Voltaire. A noter aussi que, les personnages utilisés sont donc réels, une page au début du livre nous en apprend un peu sur chacun. Et la fin du livre nous réserve un aperçu sur les grandes dates de la vie de Voltaire.

 

Lu dans le cadre de Masse Critique Babelio.

Je remercie Babelio ainsi que les Editions JC Lattès pour cette sympathique découverte.

 

 

  Autre avis trouvé sur les blogs : Miss Alfie

 

 

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Mardi 7 décembre 2010 2 07 /12 /Déc /2010 13:05

cocaine et tralalaDe Kerry GREENWOOD

Format : Poche

Editeur : 10 - 18
Collection : Grands Détectives
Pages : 246
Parution : avril 2006

Au cœur des Années folles, Phryne Fisher, jeune aristocrate anglaise au caractère bien trempé, n’en fait qu’à sa tête ! Intrépide, exubérante et d’une élégance sans égale, cette « garçonne » ne craint qu’une chose : l’ennui. Aussi, quand on lui propose de partir en Australie à la recherche d’une riche héritière menacée, y voit-elle l’occasion inespérée de fuir les fastidieuses soirées londoniennes. Sans une hésitation, la voilà en route, mais dès sa descente de bateau l’attendent faiseurs d’anges, trafiquants de drogue et communistes exaltés… Toute l’aventure et le danger dont elle rêvait ! De cocktails chics en courses-poursuites haletantes, Phryne Fisher mènera sa première enquête tambour battant, pour le plus grand péril des bandits et des cœurs.

 

 

Phryne Fischer, personnage récurrent de la série de Kerry Greenwood, est une jeune femme hors du commun. L’histoire se déroule dans les années 20, les Années Folles, et Phryne vit en Angleterre. Elle vit désormais dans le luxe, mais cela n’a pas toujours été le cas. Son enfance s’est déroulée dans la pauvreté, et un héritage inespéré dans la famille désignait son père comme seul héritier. Depuis ce jour, Phryne profite du luxe qui lui a été offert et vit parmi la haute bourgeoisie. Pour autant, ce n’est pas pour cela qu’elle a pris la grosse tête, elle reste simple et libre de ses choix. Son seul vrai souci, l’ennui. Et oui, pour elle, tout se côté bling bling ne l’intéresse pas plus que ça, et elle est lassée de toutes les mondanités auxquelles elle doit participer.

Phryne participe à un dîner mondain, et au cours de celui-ci, un incident ce produit. Un vol. Et Phryne a une âme de redoutable enquêtrice. Durant cette soirée, elle trouve le voleur de bijoux, et expose donc ainsi ses talents d’enquêtrice (qu’elle exerce à ses loisirs). C’est alors qu’un couple (un colonel des Indes en retraite et sa femme) voit en elle, celle qui pourrait partir en Australie afin d’enquêter sur leur fille. En effet, ce couple soupçonne que leur fille est en danger, là où elle réside, à Melbourne. Elle serait mariée à un homme malotru et le couple soupçonne celui-ci de vouloir l’empoisonner. Phryne n’hésite pas une seconde à prendre en main cette affaire qui la tirera de son quotidien.

C’est ainsi qu’elle se retrouve à Melbourne, mais elle va se retrouver, une fois sur place, mêlée à des effluves de cocaïne. Elle trouvera aussi sur sa route, un réseau d’avortements clandestins qui laisse mourantes les jeunes filles, et y fera la connaissance d’un ballet russe qui est un peu louche pour elle. Bref, ce ne sera pas de tout repos pour elle de démêler tout ça.

Je vous laisse découvrir la suite.

 

J’ai pris plaisir à découvrir ce personnage. Le personnage de Phryne Fischer est simple mais c'est une jeune femme débrouillarde. La période des Années Folles nous plonge au cœur de la mode, des parfums, de la cosméto. L’auteur utilise des grands noms de ces milieux, et moi qui suis accro également à l'univers cosmétique et mode, cette ambiance m'a donc plu.

 Le personnage est attachant, le caractère de Phryne est contradictoire à son milieu social et à l’époque, elle entend bien revendiquer sa liberté. Son comportement peut pour l’époque paraître outrageux du coup. D’autres personnages de l’histoire, que Phryne rencontrera sur sa route, venant de tout milieu et qui vont l’aider dans cette enquête, sont eux aussi attachants. Notamment une jeune fille qu’elle prendra sous son aile et qu’elle embauchera comme femme de chambre. Où encore sa rencontre avec deux acolytes qui parcourent Melbourne à bord de leur taxi.

Parlons de l’histoire aussi, l’enquête est bien menée du début à la fin, les différentes rencontres de Phryne, où elle sera mêlée dans différents milieux, se croisent et tout s’imbrique très bien. Il n’y a pas de temps d’arrêt, et pourtant la société de l’époque prend le thé, change de tenue x fois et l'auteur nous détaille les divers changements de tenues et autres. Mais je vous l’ai dis, j’aime ça, ces descriptions de vêtements, de grands noms, de cosmétiques, de parfums... il y en a à gogo dans ce livre.
Voilà donc un 1er opus d'une série de quinze livres je crois, et je pense poursuivre les aventures de cette demoiselle au caractère détonnant pour l'époque et qui a le goût pour être toujours chic en toute circonstance. Le livre se lit rapidement, car facile à lire, et puis vu qu'il se passe un tas de choses au fur et à mesure que l'on tourne les pages cela rend la lecture plus rapide encore. Une découverte simple mais sympathique. Après, il est vrai, qu'il faut que ce côté détails vestimentaires et autres que l'auteur a inséré au fil de l'histoire, plaise.

 

 

  Challenge "Le Tour du Monde"
avec comme pays l'Australie,
puisque en dehors de l'histoire qui se déroule en Australie, l'auteur est Australienne.

 

drapeauAustralie 

 

 

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Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 13:40

fables de sangDe Arnaud Delalande ADD So Pretty Elements (72)

Format : Poche
Editeur : Le Livre de Poche
Collection : thriller
Pages : 433
Parution : mai 2010

Un tueur en série dans les jardins de Versailles, sous Louis XVI. Une jeune reine menacée. Un agent secret vénitien. Des fables au goût de sang. Des espions anglais, des inventions diaboliques, des secrets d'alcôve, des crimes énigmatiques, des histoires que vous n'oublierez jamais.




Versailles, Louis XV se meure. Louis XVI et Marie-Antoinette sont jeunes et ne sont pas préparés à la reprise du pouvoir.

Un tueur rôde à la Cour de Versailles. Un premier meurtre est orchestré dans les jardins de Versailles, meurtre macabre mis en scène avec soins par le tueur, à la façon d’une fable de La Fontaine. On assiste au meurtre, la scène se déroule sous nos yeux, entrecoupée des vers d’une fable de La Fontaine. Puis le meurtre accompli, le tueur déposera sa victime dans la Galerie des glaces. Sur la victime, une feuille déposée à l’attention d’une personne, il s’agit là d’une des fables de La Fontaine. Le Vénitien Pietro Viravolta est appelé par le Duc d’Aiguillon, Secrétaire d’Etat des Affaires étrangères et de la Guerre, et lui confie cette affaire pour découvrir qui se cache derrière ce fanatique meurtrier qui signe ses meurtres « Le Fabuliste ».

 

Signalons aussi que Pietro Viravolta se fait appeler l’Orchidée Noire, il n’est autre qu’un membre du Secret du Roi, service secret d’espionnage crée par Louis XV (authentique service d’espionnage). Louis XVI va hériter de ce service secret d’espionnage, il n’avait aucune connaissance de cette organisation secrète. Viravolta est donc un espion du Secret d’Etat ou Cabinet Noir, service secret d’espionnage dirigé par Charles de Broglie.

 

Viravolta prend l’affaire en main et d’autant plus qu’elle le concerne puisque le meurtrier signe ses mises en scènes macabres Le Fabuliste et que Viravolta quelques années auparavant, au sein même de Venise lorsqu’il était agent secret de la Sérénissime, était déjà à la poursuite du Fabuliste. Viravolta avait tué celui qui se faisait appeler Le Fabuliste. Alors qui est ce personnage qui a signé le crime d’une jeune demoiselle, Le Fabuliste ?

Viravolta mettra tout en œuvre pour le découvrir.

Le Fabuliste prend contact avec Viravolta en lui transmettant une liste de 10 fables. 10 fables, 10 meurtres. Viravolta est au cœur de l’affaire, visiblement Le Fabuliste semble le connaître et lui en veut. Il espère le mettre au cœur d’une des fables de La Fontaine. Mais Le Fabuliste menace également le nouveau roi qui vient tout juste de monter sur le trône, et sa jeune épouse Marie-Antoinette.

 

D’autres dépouilles seront bientôt retrouvées, des ombres noires planent sur Versailles. Des scènes de crimes toujours plus atroces les unes que les autres, représentants les Fables de La Fontaine. Nous lecteur, on assiste à ces meurtres, le tueur fait réciter juste avant chaque crime, la Fable de La Fontaine en question, à sa victime. Une fois le meurtre accompli, le Fabuliste dépose sur la dépouille la Fable de La Fontaine.

L’étau se ressert autour de Viravolta au fur et à mesure des dépouilles découvertes.

La liste des 10 fables se raccourcie, au même titre que la liste des cadavres s’allonge, elle.

La chasse à l’homme commence à la cour de Versailles, dans les jardins de Versailles et notamment dans le Labyrinthe de Versailles, imaginé par Charles Perrault et André Le Nôtre. Un labyrinthe dont l’entrée est gardée par la statue d’Esope et celle de l’Amour ailé. Puis l’intérieur du labyrinthe est, imaginé par Perrault, organisé autour des thèmes des fables de La fontaine en 39 fontaines placées ça et là dans le labyrinthe. Imaginez bien ce que le Fabuliste peut prévoir dans ce Labyrinthe…

La course effrénée se poursuit pour Viravolta pour retrouver Le Fabuliste et l’arrêter avant qu’il ne soit trop tard.

Je vous laisse découvrir la suite de ce fabuleux thriller historique.

 

Je vous signale tout de suite, c’est un coup de cœur !! Premières phrases lues de ce polar, on entre immédiatement dans un passionnant et intriguant thriller historique façon cape et épée, avec un poil de James Bond ! Pourquoi je parle de James Bond ? Parce que l'auteur a sû intégrer dans ce thriller historique, un personnage façon Q, qui invente des gadgets bien utiles à Viravolta.

Et je parle là de thriller, car les meurtres sont macabres. Ce Fabuliste est des plus pervers. Difficile par contre de résumer ce livre, tant il se passe des choses importantes, incroyables, passionnantes. Tout y est important.

Parlons aussi du talent de l’auteur pour mêler la fiction à la réalité historique. Il s’est incroyablement bien documenté, il nous offre même en fin du livre, toutes ses sources. Aussi bien biographies, documents historiques, que le film de Sofia Coppola « Marie-Antoinette » ou bien le roman de Stefan Zweig portant le même nom…. C’est grâce à toute sa documentation que l’auteur peut nous offrir un beau thriller historique. On retrouve de nombreux personnages ayant participé à cette période historique, le Chevalier d’Eon, espion également qui faisait parti du Secret du Roi ; mais aussi Beaumarchais, Rose Bertin, ministre des modes de la Reine (dont je vous reparlerais puisque j’ai lu un roman la concernant)… et encore bien d’autres personnages.

L’intrigue est très bien construite, très originale, mettant en scène les Fables de La Fontaine. On y refoule d’ailleurs cet aspect fables pour enfants que l’on connaît, pour n’y  voir que le côté macabre que le tueur prend un malin plaisir à mettre en œuvre, dont l’auteur nous ravie là pour cette histoire.

Outre l’intrigue haletante, qui vous tient du début à la fin, il y a tout ce côté historique qui est donc très présent, le décor de Versailles y est planté entre luxe (raffinement, étoffes, coiffures, parfums, maquillages…)  et puanteur, puisque rappelons-le, les commodités se faisaient ni plus ni moins derrière un banal rideau.

Fiction et histoire s’y mêlent agréablement pour le plus grand plaisir du lecteur.

Si vous aimez le côté historique et les romans qui vous tiennent en haleine de la première à la dernière page, n’hésitez pas à lire ce livre ! Coup de cœur pour moi. 

 

Merci à 

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D'autres avis : Ellcrys, Charivalire

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Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /Mai /2010 22:00

poissonmouilleDe Volker Kutscher

Format : Broché
Editeur : Seuil policiers
Collection : Policiers
Pages : 565
Parution : avril 2010

 

Berlin, mai 1929. La ville est en pleine ébullition et la police a du mal à être sur tous les fronts à la fois - combats de rue entre forces de l'ordre et communistes, criminalité grandissante et night-clubs clandestins. Et puis il y a ce cadavre repêché au fond du canal et dont personne ne semble connaître l'identité. Sauf Gereon Rath, qui l'a croisé quelques jours avant sa mort. Ce jeune commissaire originaire de Cologne qui travaille pour la brigade des mœurs brûle de résoudre seul cette affaire dans l'espoir d'être intégré à la Criminelle. Car cette enquête risque de rejoindre les dossiers des affaires classées non élucidées appelées "les poissons mouillés". Ce roman, le premier d'une série mettant en scène le commissaire Gereon Rath, dresse un fascinant portrait politique et social du Berlin des années vingt avec ses aspirations contradictoires - rêve de régime autoritaire ou soif de dissipation.

Un polar historique que j’ai particulièrement apprécié, et pour cela je remercie Suzanne de Chez-les-filles ainsi que les Editions du Seuil de m’avoir fait parvenir ce livre. La période et le lieu m’ont tenté pour ce polar.  

Il s’agit là du 1er opus d’une série ayant pour personnage principal, le commissaire Rath. La 2ème enquête est en cours de traduction.

Nous sommes en Allemagne, à Berlin, 1929 – 1930. Le commissaire Gereon Rath est muté d’office à la Brigade des mœurs de Berlin suite à un incident survenu au cours de ses fonctions à Cologne. Cette mutation, bien évidemment, ne lui plaît pas car il préférait son poste à Cologne ; et puis il ne connait personne à Berlin. Mais il n’a pas le choix.

Il va mener une 1ère enquête aux mœurs avec celui que l’on surnomme Tonton, Bruno Wolter qui dirige les mœurs, qui le prendra sous son aile. Mais quand un cadavre est retrouvé dans une voiture projetée dans un canal, et qu’il s’avère que ce cadavre a été tué auparavant et que seul Gereon Rath le reconnaît… il se dit que l’a il peut avoir une chance d’intégrer la Criminelle de Berlin, en menant seul sa propre enquête sur ce meurtre puisqu’il a un pas d’avance sur les autres enquêteurs car il est le seul à savoir qui est cet homme retrouvé mort.

Cet homme est en fait un Russe que Gereon a rencontré totalement par hasard. Comment l’a-t-il rencontré ? Gereon, en arrivant à Berlin, a dû se trouver une chambre. Il a loué une chambre venant d’être libérée dans une colocation, et il s’avère que l’ancien propriétaire de la chambre était une connaissance de ce Russe retrouvé mort dans le canal. Et ce Russe était venu, quelques jours auparavant, à la colocation, pensant y trouver le locataire précédent de la chambre de Gereon. Le hasard fait donc de Gereon Rath, le seul à connaître l’identité du cadavre du Landwehrkanal.

La Criminelle de Berlin va donc enquêter sur ce meurtre. Cet homme retrouvé dans la voiture projetée dans le canal a été mutilé auparavant. Mais le problème étant que personne n’arrive à découvrir de qui il s’agit. N’ayant que très peu d’indices, et ne pouvant guère avancer sans cette identification, l’inspecteur Böhm qui dirige la Criminelle veut du coup classer l'affaire « poisson mouillé ». Cette expression signifie en fait qu’un dossier est classé car non élucidé.

Gereon Rath, très ambitieux, avec beaucoup de volonté, se dit que là est sa chance de pouvoir intégrer la Criminelle, et vu qu’il n’aime pas certains de ses collègues de la Crim, il va mener son enquête en solo. Mais cette enquête va le mener dans un monde mafieux et dans des lieux clandestins de Berlin où se mêlent trafics d’armes et de drogues, prostitutions et tables de jeux. Il va y côtoyer des personnes faisant parties de Ringvereines, des communautés de malfrats qui se sont partagées des quartiers et qui les dirigent.

A côté des découvertes qu’il va faire pas à pas, règne à Berlin, une ambiance d’entre-deux-guerres, où l’Allemagne a essuyé une défaite en 14-18 et où la montée du nazisme progresse de plus en plus en ces années fin des années 20 début des années 30.
La population est sous pression. L’opposition entre les communistes et les sociaux-démocrates, apporte des désagréments à la ville. Des rixes dans les rues se produisent très fréquemment, et la police a du mal à faire face. L’atmosphère est pesante. Et c’est dans cette ambiance Berlinoise, que le jeune Gereon Rath va devoir faire face à toutes les embuscades qui se mettent sur son chemin pour parvenir à son ambition de mener à bien, seul, cette enquête. Mais tout ne va pas se passer comme il le souhaiterait…  

Voilà un polar historique que j’ai vraiment apprécié. Une enquête très intéressante, aux multiples rebondissements, haletante et très bien menée car le suivi de l’enquête est vraiment très bien fait, chaque détail que l’auteur donne au lecteur est important et là on fait marcher notre cerveau en mettant tout bout à bout pour tenter de résoudre l’enquête. Le lieu est original, car on retrouve moins souvent dans les polars historiques, l’Allemagne. Et surtout, la période est, elle, très intéressante. Cette période d’entre-deux-guerre, après l’échec de 14-18 et la montée du nazisme qui se prépare et qui progresse est très prenante et assez rare aussi dans les polars historiques. Nous sommes plongés dans un contexte politique où les groupes extrêmes (communistes ou sociaux-démocrates) se livrent à une guerre sans merci. Les lieux clos des nuits berlinoises sont eux aussi, intéressants à découvrir. On y observe en cette période, de nombreux trafics. La ville est sous pression, autant la population, comme le monde politique ou bien la police elle-même, qui doit gérer les nombreux problèmes que tout cela pose. Vraiment ce 1er opus d’une série avec le commissaire Rath annonce que celle-ci sera prometteuse. La seule chose qui m’a ennuyé, ce sont les noms allemands des différents lieux. Etant donné que l’on retrouve moins souvent l’Allemagne en toile de fond dans des lectures telles que polars historiques comme celui-ci, j’ai trouvé difficile de retenir tout ces noms. Mais il s’agit là d’un petit détail car j’ai vraiment aimé ce livre dans son ensemble : époque, lieu, contexte, enquête, et les différents personnages que l’on y rencontre.  Difficile de résumer ce bon polar, car il s'y passe énormément de choses sur différents points. 

Merci à Suzanne

  Ainsi qu'aux Editions du Seuil

 

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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 12:50
duelenenferDe Bob Garcia

Format : Poche
Editeur : J'ai Lu
Collection : J'ai Lu Policier
Pages : 666
Parution : février 2010

Londres, été 1888. Sous le poids d'une chaleur suffocante, la ville est saisie d'horreur par les premiers meurtres de celui qu'on nommera bientôt " Jack l'Eventreur ". Pourtant, aucune des enquêtes du célèbre Sherlock Holmes ne mentionne la plus fameuse affaire criminelle qui ait agité ses contemporains. Bien des années plus tard, le docteur Watson confie à son éditeur le journal de l'investigation qu'il mena aux côtés du détective sur l'insaisissable tueur en série. Une terrible plongée dans l'enfer des bas-fonds londoniens, sur les pas du meurtrier le plus sanguinaire et le plus énigmatique que l'Angleterre ait connu.

Je voulais découvrir cet auteur avec Le testament de Sherlock Holmes(que j'avais inscrit dans mon challenge abc 2010) et j'ai eu la chance de le découvrir avec Duel en enfer grâce à Livraddict et J'ai Lu. Merci pour cette belle découverte. Pour le coup, j'ai donc changé le livre de mon challenge abc 2010 pour celui-ci.

Je vais juste essayer de vous mettre dans l'ambiance et ne pas trop vous en dévoiler sur l'enquête... Comme le dit si bien Watson " Toutes les histoires ne sont pas bonnes à raconter..."

Sherlock Holmes est mort et depuis son décès, l’intérêt du public pour les enquêtes du célèbre détective est toujours présent. Sauf que pour Georges Newnes, Directeur du Strand Magazine et éditeur du Docteur Watson, le stock de nouvelles à publier à largement diminué… Et le public n’a de cesse d’envoyer des courriers pour demander d’autres nouvelles à faire paraître. Georges Newnes convoque Watson dans son bureau afin de lui expliquer le regain d’intérêt du public pour les enquêtes de Sherlock Holmes, mais Watson n’a pas la tête à écrire d’autres aventures de Holmes…
Mais la présidente de l’Association des fidèles lectrices du Strand Magazine réprimande Newnes et lui fait part que sans autre nouvelle enquête de Holmes dans la revue plus personne ne mettra un centime dans celle-ci.
La présidente de l’Association a laissé supposer d’ailleurs que Sherlock Holmes, en action au moment de l’Affaire Jack l’Eventreur, a sans doute mené son enquête. Impossible que cette affaire n’est pas intéressée notre grand enquêteur ! C’est alors que Georges Newnes se mit à la réflexion et se dit qu’il était, en effet, très probable que Holmes est enquêté sur Jack l’Eventreur. Et même pourquoi pas l’avoir démasqué. Ce serait alors la gloire du Strand Magazine.

Alors Georges Newnes va, à sa façon, prêcher le vrai du faux auprès de Watson afin de savoir si Holmes avait mené une enquête sur les meurtres de Whitechapel. Arrivé à ses fins, et sachant que Watson a de gros problèmes financiers via sa Fondation Watson, il va passer un accord avec lui. Il versera une somme colossale à la Fondation Watson (qui sans cet argent serait sur le point de fermée) contre le récit de l’enquête de Holmes sur Jack l’Eventreur.
Watson lui remettra donc le journal intime qu’il a tenu à l’époque, retraçant la période du 24 août 1888 au 1er janvier 1889.
C’est alors que nous aussi, nous allons plonger dans la lecture du journal intime de Watson, et plonger au cœur des rues ténébreuses de Londres.

Watson est revenu vivre à Baker Street, et à cette époque de sordides meurtres de prostituées vont avoir lieu dans le quartier de Whitechapel. Georges Abberline qui est Inspecteur divisionnaire demande de l’aide à Holmes et Watson. C’est alors qu’ils vont se plonger corps et âmes dans cette enquête jusqu’à se transformer, se déguiser pour intégrer la vie des bas quartiers sans être repérés. Ils vont vaquer alors, d’impasses crasseuses en tavernes sordides et ainsi de suite… Ils seront sur des pistes, à l’initiative de tenanciers de bars ou bien encore de mômes des rues prêts à tout pour récupérer une pièce. Mais hélas bien souvent ces pistes n’aboutiront que vers des ruelles mal famées sans meurtrier.
Quelques informations tiendront quand même nos 2 compères en haleine. Ce qui est amusant c’est que parfois, Watson ou Holmes, chacun l’un ou l’autre de son côté va vérifier certaines pistes sans que l’autre soit au courant. Cela va sans dire qu’il y aura quelques quiproquos.
Bref Watson et Holmes n’arrive pas à trouver la bonne piste les menant vers ce meurtrier surnommé Jack l’Eventreur jusqu’à…….  

Chutttt  

Voilà une lecture qui va vous plonger dans le côté sordide de Londres de 1888. Bas-fond, crasse, prostitution… l’atmosphère de Whitechapel y est très bien décrite par Bob Garcia et on a l’impression d'être complètement plongée dans le brouillard épais d'une ruelle Londonienne et d’entendre des bruits de pas derrière nous… Bob Garcia y retrace donc les meurtres de Whitechapel, et on suit pas à pas l’enquête. Parfois un peu longue et répétitive je trouve d’ailleurs, mais bon je dirais que cela ne gâche en rien cette lecture en comparaison avec l’atmosphère si bien rendue. Oui, vraiment on a l’impression de voir tout ces gamins miséreux s’acharnant sur des déchets provenant d’un hôpital pour pouvoir en récupérer quelques morceaux à revendre aux restaurants (parfois dans ceux-ci se trouvaient des morceaux de chairs humaines).

Et puis avec le style de Bob Garcia, sa façon de retranscrire les choses, nous sommes aussi plonger au cœur de Baker Street avec Holmes et Watson. Holmes est sur le point de trouver une formule scientifique qui pourrait bien faire révolution dans le domaine des recherches scientifiques policières… Watson se torture l’esprit, Mary son épouse est gravement malade. Pui parlons de l’enquête, très bien menée malgré quelques longueurs à mon goût mais je vous en ai déjà parlé. Bob Garcia y mêle de la pure fiction à des faits réels et prouvés ce qui rend la chose intéressante. Et d’ailleurs, à la fin de l'ouvrage, l’auteur nous fait part des faits réels, des personnages ayant réellement existé et ayant mené l’enquête sur Jack l’Eventreur ce qui permet de mieux en apprécier l’histoire une fois lue. Vraiment une bonne lecture en compagnie de Sherlock Holmes et Docteur Watson !!
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Challenge abc 2010
Lettre B

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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /Fév /2010 11:30

nuitsblancheschatbottéDe Jean-Christophe Duchon-Doris

Format : Poche
Editeur : 10-18
Collection : Grands Détectives
Pages : 238
Parution : avril 2004


En octobre 1700, d’étranges crimes ensanglantent la région si paisible des Alpes provençales. A quelques jours d’intervalle, on a retrouvé le cadavre d’une jeune fille curieusement vêtue d’une cape rouge, puis un mari et sa femme étranglés dans leur lit, la bouche emplie de petits cailloux blancs, enfin un marchand et sa fillette eux aussi étranglés. L’enquête est confiée au procureur Guillaume de Lautaret. Jeune homme à l’esprit vif, aussi habile à tirer l’épée qu’à trousser les filles, il s’ennuie mortellement dans cette place forte où rien ne se passe et rêve d’une brillante carrière à Versailles. Non loin de là, Delphine d’Orbelet s’ennuie tout autant dans les salons du château de sa mère. L’affaire va passionner et rapprocher les deux jeunes gens. Ils ne pourront cependant comprendre le sens de ces meurtres sauvages sans la découverte faite par Delphine à la lecture des fameux Contes de ma mère l’Oye…

Le cadre, année 1700, fin du règne de Louis XIV, nous sommes en plein cœur des Alpes provençales.

Premiers mots de ce polar historique : Il était une fois…. Ça ne vous rappelle rien ? C’est juste pour vous mettre dans l’ambiance des contes de notre enfance…

Les Alpes provençales donc. Un tout nouveau et jeune procureur vient d’y prendre ses fonctions, il s’agit de Guillaume de Lautaret. Guillaume de Lautaret est jeune, il est issu d’une famille de moyenne noblesse, il est toujours prêt à se servir de son épée, il est élégant, coureur de jupons. Lui qui s’ennuie en ces lieux va avoir du pain sur la planche car bientôt une jeune fille va être retrouvée morte dans un bois, des griffes lui ont lacéré les chairs et elle est revêtue d’une cape rouge.
Tous le monde pense qu’il s’agit là d’un loup qui l’aurait attaqué. Delphine d’Orbelet, sortant rarement de son château, connaissait la jeune fille et s’est donc déplacé sur les lieux. En effet la jeune fille était modiste et c’est elle qui préparait les robes de Delphine d’Orbelet. Et sur les lieux, une chose a marqué Delphine, la cape rouge. La jeune modiste disait toujours que le rouge ne lui convenait pas en rapport à son teint et sa chevelure….
Guillaume de Lautaret, escorté de ses dragons et gens d’armes, va bientôt ouvrir une enquête car un couple va être retrouvé assassiné, peu de temps après la jeune modiste. Couple désœuvré, ayant abandonné de nombreux enfants qu’ils ont eu, va être découvert étranglé avec des petits cailloux blancs dans la bouche…..
Chacun dans la région a peur et de ce loup féroce, et d’une possible sorcellerie.
Oui n’oublions pas que nous sommes en 1700, que l’époque est aux accusations de sorcellerie, aux aveux sous la torture….
Bref, ce qui intrigue Guillaume de Lautaret pour le meurtre du couple désœuvré, ce sont les cailloux dans la bouche.

D’autres crimes vont avoir lieu, toujours plus étranges notamment celui où une autre jeune fille est retrouvée morte toujours avec autant de cruauté et d’acharnement et où notre procureur retrouve dans sa bouche une galette au beurre écrasée…. Où encore le meurtre d’un homme découvert avec une peau d’âne sur lui… ça ne vous rappelle rien tout ça ?
Et Guillaume de Lautaret va se voir confier  une mission en plus de l’enquête qu'il poursuit pour ces horribles meurtres. Identifier et trouver un émissaire venu de Suisse pour réveiller la foi huguenote dans cette contrée. Pour Guillaume va commencer une chasse aux hérétiques qui semblent vouloir échapper à la révocation de l’Edit de Nantes.
Delphine d’Orbelet qui s’ennuie dans son château va être intriguée par ces crimes sordides. Et sans le vouloir elle va faire une découverte en lisant Les Contes de ma mère l’Oye.
Elle va faire un rapprochement entre le modus operandi des crimes et Le petit chaperon rouge, Peau d’âne, Le petit poucet………… Mais pourquoi avoir tué ces personnes là et pas d’autres ? Chutttt ça fait parti de l’intrigue…..
Bien sûr la suite je ne peux vous la révéler. Et il y a moultes rebondissements dans cette histoire. Je peux vous dire que vous y croiserez par contre un certain Charles Perrault qui se retrouvera interrogé par Guillaume de Lautaret. 

Une atmosphère bien prenante pour cette affaire de meurtres façon contes de notre enfance. Le style d’écriture de l’auteur se porte à merveille avec l’époque quant aux mots utilisés notamment. On y retrouve des personnages authentiques à l’époque également, un procureur façon cape et épée, une jeune noble enfermée dans son château, une sorcière….. Une enquête policière très originale, où l’on y retrouve les contes qui ont partagé notre enfance. Cette enquête est d’ailleurs très bien menée et l’on y découvre le meurtrier qu’à la fin. Bon par contre, de par l’époque où les hommes s’en donnait à cœur joie côté plaisir de la chair, il y a pas mal de détails « olé olé ». Comme l’est signalé dans la 4ème de couverture, à l’époque on aime y « trousser les filles » Et oui, même la vue des femmes au lavoir émoustillaient les hommes ;-) (je sens que je vais avoir, avec ce billet, de sacrées arrivées sur mon blog, je me comprend).
Ce livre est le 1er opus d'une série avec pour personnages principaux, Guillaume de Lautaret et Delphine d'Orbelet.

J'ai lu ce livre dans le cadre de mon challenge abc 2010

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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /Jan /2010 11:28
etrangleurcaterstreetDe Anne Perry

Format : Poche
Editeur : 10-18
Collection : Grands Détectives
Parution : septembre 1999
Pages : 384


Suffragette avant l’heure, l’indomptable Charlotte Ellison contrarie les codes et manières victoriens et refuse de se laisser prendre aux badinages des jeunes filles de bonne famille et au rituel du tea o’clock. Revendiquant son droit à la curiosité, elle parcourt avec intérêt les colonnes interdites des journaux dans lesquels s’étalent les faits divers les plus sordides. Aussi bien le Londres des années 1880 n’a-t-il rien à envier à notre fin de siècle : le danger est partout au coin de la rue et les femmes en sont souvent la proie. Dans cette nouvelle série « victorienne », la téméraire Charlotte n’hésite pas à se lancer dans les enquêtes les plus périlleuses pour venir au secours du très séduisant inspecteur Thomas Pitt de Scotland Yard. Charmante Sherlock Holmes en jupons, Charlotte a déjà séduit l’Angleterre et les Etats-Unis. La voici partie à l’assaut de l’Hexagone.


C’est avec plaisir que je me replonge dans cette lecture. Livre acheté à sa sortie, et lu de suite, j’avais aimé cette lecture et pourtant je n’avais pas poursuivi avec les autres opus de la série. L’envie de me remettre à cette série m’a fait me replonger dans ce livre, relu avec plaisir.

Nous sommes à Londres, en pleine époque Victorienne, 1881, au sein d’une famille bourgeoise. Caroline et Edward Ellison, les parents. Sarah, la fille aînée, Charlotte puis Emily. Sarah est mariée à Dominic, qui a suscité l’amour secret de Charlotte. Cette famille réside donc dans les beaux quartiers aux abords de Cater Street. Hélas les habitudes de chacun sont perturbées depuis peu par des meurtres. Des attaques sur des femmes du voisinage, en promenade seules dans Cater Street, retrouvées égorgées et défigurées. Au jour où le corps de Lily, une des domestiques de la famille Ellison, est retrouvée elle aussi égorgée, la famille est encore plus perturbée. L’enquêteur en charge de cette affaire, Thomas Pitt, va prendre les premiers contacts avec la famille Ellison mais il dérange plutôt qu’autre chose à poser trop de questions. Charlotte qui sort du lot de ses sœurs très posées, a plutôt l’audace de poser quelques questions pertinentes à Thomas Pitt. Ce qui déplaît fort à ses parents et ses sœurs. Thomas Pitt tombe vite sous le charme de Charlotte, jeune fille pas comme les autres. Charlotte, elle, admire cet enquêteur mais sans pour autant tomber sous son charme, elle est toujours secrètement amoureuse de Dominic.
Bref, avec tous ces meurtres, les coutumes de l’époque sont un peu désorganisées. Et oui car dans ce livre, nous sommes vraiment plongés dans l’ambiance victorienne. Faire de la couture, organiser l’heure du thé et recevoir des connaissances, écrire de nombreuses lettres aux proches et à la famille, rendre visite au voisinage, participer aux manifestations de l’église, rendre visite aux pauvres et aux malades. La famille Ellison est très proche du pasteur et de son épouse, les Ellison participent beaucoup aux œuvres charitables. Donc toutes ces coutumes de l’époque sont chamboulées, plus question pour les femmes de maison, les domestiques… de se rendre à pieds dans le quartier. Une femme devra toujours sortir accompagnée.

Plusieurs meurtres vont avoir lieu et chacun va prendre peur sur qui peu bien être l’assassin. Les femmes de la famille Ellison en viendront même à suspecter les hommes de la maison, le domestique Maddock, le père de famille Edward, ou encore Dominic, le mari de Sarah. Bref, l’enquête n’avance pas, l’inspecteur Thomas Pitt, viendra de nombreuses fois enquêter au sein du quartier et de la famille Ellison. Des secrets de famille vont surgir du find fond des tiroirs.

Et je m’arrêterais là

 

Agréable re-lecture de ce 1er opus de la série qui lie Charlotte Ellison et Thomas Pitt que l’on va retrouver dans de nombreuses aventures. L’on est totalement plongé dans l’époque victorienne dans cette lecture. On prend grand soin de ses tenues, on va souvent chez la couturière, on ne rate pas l’heure du thé. On reçoit et on visite beaucoup le voisinage. Nous sommes baignés dans les us et coutumes de l’époque et c’est très agréable. Le personnage de Charlotte sort du lot des jeunes filles convenables de l’époque, elle est tenace, dit ce qu’elle pense et avec vivacité ce qui agace son entourage. L’enquête est très bien menée car le lecteur se pose des questions, du fait, sur chaque personnage pour tenter de deviner l’identité du meurtrier. Chacun y passe ;-)

Bref, je suis ravie de cette re-lecture qui va me permettre de poursuivre les aventures de Charlotte Ellison et de Thomas Pitt au cours de leurs prochaines aventures écrites sous la belle plume de Anne Perry. 

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Jeudi 15 octobre 2009 4 15 /10 /Oct /2009 13:45
De Jerónimo Trístante

Format : Broché
Editeur : Editions Phebus
Collection : Littérature
Pages : 366
Parution : février 2009


Madrid, 1877, Victor Ros est un petit délinquant. Arrêté pour vol à la tire, il va aussitôt fasciner le sergent don Armando par son intelligence et sa perspicacité. Quelques mois plus tard ce gamin du peuple se retrouve promu sous-inspecteur et chargé d’élucider une étrange affaire : «  le mystère de la Maison Aranda ». Trois meurtres ont été perpétrés dans cette riche demeure. On dit cette maison maudite. Mais Victor Ros est bien trop rationnel pour y croire. Bien trop humaniste aussi pour se détourner d’une autre affaire, moins médiatique : une série de meurtres commis à l’encontre de prostituées.
Des bas-fonds aux hautes sphères de l’aristocratie madrilène règne la même horreur… les mêmes ombres déroutantes, effrayantes, les mêmes sinistres fantômes. Victor Ros devra se montrer pugnace pour démêler les nombreux fils d’Ariane qui parcourent la ville et qui mènent au(x) coupable(s).

Je dois dire que j’ai pris plaisir à lire et découvrir cette 1ère enquête du jeune Victor Ros, enquêteur voué d’une grande intelligence et d’une grande perspicacité. Un enquêteur digne de Sherlock Holmes car il étudie tout et prend en compte bon nombre d’éléments dans ses enquêtes. Mais il n’a pas toujours été un sous-inspecteur.

Nous sommes en Espagne, à Madrid plus précisément, en 1877. Victor Ros est à l’époque un jeune délinquant. Il est arrêté pour vol et le sergent don Armando s’aperçoit rapidement que ce jeune homme pourrait bien faire mieux que voleur. Il lui propose soit de l’emprisonner, soit de rentrer dans la police. Pour Victor Ros le choix est rapidement fait.

C’est comme ça que ce gamin du peuple se retrouve à diriger 2 enquêtes simultanément.

Victor est célibataire et a pour habitude d’aller au lupanar de Madame Rosa pour y retrouver Lola, une prostituée. Celle-ci lui fait part que depuis quelques temps des prostituées sont retrouvées mortes assassinées avec le même modus operandi, dans les rues de Madrid. La police n’a que faire des bas-fonds de Madrid et personne ne prend l’affaire en charge. Par affection pour Lola, Victor Ros va s’atteler à cette enquête.

En parallèle, il est mis dans le secret d’une bien étrange affaire dans une maison de nobles Madrilènes. En effet, Aurora Alvear épouse Aranda, fille d’une noble famille, vient de tenter d’assassiner son tout récent mari à coup de poignard en pleine nuit dans leur nouvelle demeure, la Maison Aranda. Cette jeune épouse sera découverte avec le poignard et en train d’halluciner. Depuis elle n’a plus du tout sa tête, ne parle plus, divague et ses yeux sont exorbités de telles sortes que cette jeune femme serait envoutée. Victor Ros découvrira que dans cette même demeure, 2 assassinats ont été perpétrés. Des assassinats idem à la tentative de meurtre effectuée par Aurora. Deux autres épouses ont poignardé et tué leurs époux au cours des cinquante dernières années et retrouvées dans le même état qu’Aurora. La première maitresse de la maison Aranda ayant commis le meurtre sur son mari, 50 ans auparavant, venait des Philippines et était une adepte du culte vaudou. Ce pourrait-il que ce culte vaudou fasse encore effet dans cette demeure, 50 ans après….

L’enquête est d’ores et déjà une énigme rare pour notre sous-inspecteur et compliqué du fait qu’il se passe dans la demeure des choses irrationnelles. Et il est déterminé à lever le voile sur cette étrange affaire pour, disons-le, épater la jeune sœur d’Aurora pour qui il s’éprend. Pour cette enquête il est aidé de ses collègues et d’un noble comte, le Comte du Razès, qui a connu le père spirituel de Victor, Don Armando qui lui avait dit tant de bien sur l’intelligence de ce jeune sous-inspecteur. Le Comte du Razès est adepte des enquêtes policières mais aussi adepte de techniques nouvelles pour résoudre ces dites enquêtes. Ce que l’on appellera plus tard, la médecine légale. Il instruit donc le jeune sous-inspecteur Victor Ros à ces différentes techniques qui vont pouvoir l’aiguiller dans ses enquêtes. Par la même occasion il fait découvrir à notre jeune sous-inspecteur plutôt adhérant aux idées libérales, la vie au cœur des hautes sphères de l’aristocratie Madrilène.

Je m’arrêterais ici pour ne pas trop en dévoiler…

 

Un réel plaisir dans cette lecture au décor espagnol fin XIXe siècle. Un roman policier historique bien agréable et original. Original par le fait qu'il se passe dans cette Maison Aranda des choses pas très claires, voir irrationnelles. Une enquête bien ficelée. Et puis Jeronimo Tristante nous ballade au cœur de Madrid entre les bas-fonds de la capitale et l’aristocratie Madrilène. Une première enquête que j’ai donc bien apprécié, et je guetterais une prochaine enquête de Victor Ros. 

Autre Avis : Yspaddaden
, Béné

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