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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 12:58

 

Désolations

 

Auteur : David VANN

Traducteur : Laura DERAJINSKI

 

Editeur : Gallmeister

Collection : Nature Writing

Drame psychologique - Nature Writing - Mariage - Famille - Alaska -

Pages : 304

Parution : Août 2011

 

 

 

Sur les rives d'un lac glaciaire au coeur de la péninsule de Kenai, en Alaska, Irene et Gary ont construit leur vie, élevé deux enfants aujourd'hui adultes. Mais après trente années d'une vie sans éclat, Gary est déterminé à bâtir sur un îlot désolé la cabane dont il a toujours rêvé. Irene se résout à l'accompagner en dépit des inexplicables maux de tête qui l'assaillent et ne lui laissent aucun répit. Entraînée malgré elle dans l'obsession de son mari, elle le voit peu à peu s'enliser dans ce projet démesuré. Leur fille Rhoda, toute à ses propres rêves de vie de famille, devient le témoin du face-à-face de ses parents, tandis que s'annonce un hiver précoce et violent qui rendra l'îlot encore plus inaccessible. Après Sukkwan Island, couronné par le Prix Médicis 2010, le second roman de David Vann est une oeuvre magistrale sur l'amour et la solitude. Désolations confirme le talent infini de son auteur à explorer les faiblesses et les vérités de l'âme humaine.

 

 

 

 

Alaska, en ses territoires hostiles, Gary n’a qu’une seule envie, y construire une cabane en rondins de bois sur un terrain qu’il a acheté voilà quelques années dans l’intention d’y construire sa cabane de bois tant rêvée depuis si longtemps. Cette parcelle de terre se trouve sur une île. Une île totalement déserte et qui se trouve sur les rives d’un lac glaciaire.

 

Cette construction est pour Gary un aboutissement de sa vie, et c’est son rêve depuis maintenant plus de 30 ans. Le rêve de vivre sur un lopin de terre, dans une cabane de bois construite par lui-même et très spartiate. Juste de quoi y vivre en pêchant, chassant et bâtir. Une sorte de vie de pionnier.

 

Oui mais il n’a jamais pu l’accomplir auparavant. Pour Gary, cela n’a pas pu se conclure à cause de son mariage. A cause de sa femme, Irène. Pour lui cela a été comme un devoir de se marier, puis il a fondé une famille. Alors ce projet de construction s’est mis au point 0 dans la tête de Gary mais ne l'a jamais lâché et a cependant pris plus de poids au fur et à mesure des années et surtout devenait pour Gary un regret.

 

Les enfants sont devenus adultes, et son couple est en péril, Gary aimerait quitter sa femme. Il espère d’ailleurs au fond de lui-même que celle-ci parte de par elle-même. Il n’attend que ça.

Alors le fait de tout quitter et partir sur une terre éloignée de tout pour y construire une cabane de bois et y vivre de façon très sommaire va peut-être faire aller plus vite cette intention de Gary que la famille éclate en mille morceaux.

C’est du vice au fond de lui et il ne pense qu’a lui, un certain orgueil.

 

Oui mais Gary n’a, comme d’habitude d’ailleurs, pas du tout fait de plan ni prévu quoi que ce soit pour que son projet soit mener à bien. Son rêve, son projet de bâtir cette cabane de bois, minuscule aux yeux d’Irène son épouse, va peu à peu s’enliser et va totalement emporter la famille dans leurs aliénations régulières.

Irène fait preuve d’une certaine volonté pour cette construction à entreprendre, s’associe à la construction malgré ce froid intense et les conditions spartiates et difficiles sur ce lopin de terre en bordure d’eau sur l’île.

Mais très vite Irène est prise de terribles maux de tête excessivement forts.  Elle devra garder le lit face à ces douleurs qui l’assaillent. Gary continuera les travaux seuls et ne tardera pas à faire des reproches à Irène.

Lorsque ses maux de tête le lui permettent, Irène prend sur elle et décide d’apporter mains fortes à son mari malgré des douleurs immenses. C’est alors, qu’elle s’aperçoit que Gary, en plein dans son obsession, n’a vraiment rien prévu pour ce projet et que tout ce qu’il a entamé n’est ni fait ni à faire…et pour elle ce projet va certainement peu à peu s’enliser. Comme leur couple d'ailleurs. Elle tente parfois de faire comprendre tout ceci à Gary mais il ne l’écoute pas et continue ses reproches envers elle. Et pendant ce temps, les maux de tête d'Irène augmentent.

 

De leurs deux enfants, il n’y a que Rhoda qui s’inquiète face aux douleurs de sa mère. Elle s’inquiète aussi face au couple en péril de ses parents. Elle est la seule à s’apercevoir que ce couple est en train de s’amenuiser. Son frère lui, ne voit rien. Il est parfois trop shooté pour cela. Mais Rhoda, elle, sera le témoin de l’enlisement du couple et des risques de cette construction. Au péril aussi, certainement, de mettre son propre couple en péril. Pourtant elle s’était fait le rêve de fonder elle-aussi une belle famille.

 

L’hiver glacial qui s’installe plus tôt que prévu sera lui aussi le témoin de ces effondrements…

 

 

 

Un petit peu déroutée après cette lecture...

  

  

Du même auteur, j’avais aimé Sukkwan Island, le déroulement surprenant, le rythme de l’histoire, les lieux très bien décrits.

 

Ici, on a toujours une description des lieux remarquables. C’est un milieu différent de Sukkwan Island ; des contrées rebelles, des éléments climatiques en furie tel le vent qui est violent et incessant tout au long de l’histoire. Mais on imagine ces lieux sombres, tristes, mornes. Oui c’est le mot qui me fait penser à ces lieux mais aussi un peu à l’histoire…

 

En plus de cela, cet îlot paraît particulier avec un lac glaciaire qui l’entoure, des ours qui rôdent dans le coin, des terres à l’état sauvage et inhabitées…

Du coup, l’atmosphère est pesante et on a une impression d’enfermement malgré ces contrées sauvages.

 

En plus de cela, l’histoire de ce couple en péril et de la folie qui l’empare rajoute encore plus d’angoisse et d’impression de malaise. J’ai trouvé ça très bizarre.

 

Le roman n'aborde pas seulement l’histoire de ce couple en péril entre Gary et Irène mais également la vie en péril de leurs deux enfants devenus adultes mais qui se trouvent eux aussi en perdition.

Si bien que chacun des membres de cette famille tente de mettre au grand jour leurs blessures, leur besoin d’amour l’un envers l’autre, mari – femme, père – enfants, mère – enfants, mais petit à petit chacun se renferme sur lui-même avec ses propres blessures.

 

J’ai aimé l’écriture de David Vann qui travail toujours parfaitement les âmes difficiles et on ressent parfaitement cette tension immense tout au long de la lecture. Dès les premiers instants de lecture, on se doute que l’issue sera fatale mais on ne sait pas comment. Outre, ce travail parfait sur les âmes difficiles et mal menées, c’est aussi la grande place aux éléments de la nature que l’auteur accorde à ses livres, et qui apporte beaucoup à ses ouvrages. La puissance de la nature est toujours détaillée de façon remarquable.

 

L’écriture est puissante.

 

 

On ne sort pas indemne de cette lecture et c’est pour ça que je ne sais dire si j’ai aimé ou pas cette lecture. Bien sûr, si, je l’ai aimé. Mais le côté oppressant a justement été trop intense pour ma part au cours de la lecture. Je conseille juste de choisir votre moment de lecture si vous voulez découvrir cette histoire.

 

 

 

 

 

 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 20:17

 

 

la dame qui aimait les toilettes propres

 

Auteur : J.P. DONLEAVY

Traducteur : Pierre GUGLIELMINA

 

Editions : Gallimard

Collection : Folio

Fiction romanesque

Pages : 144

Parution : Mai 2000

 

 

  

Jocelyn Guenevere Marchantière Jones, quarante-deux ans, milieu huppé, résidence superbe près de New York, est plaquée par son mari, ignorée par ses enfants et ruinée par son homme d'affaires, qui dilapide la coquette pension de son divorce. C'est le début d'une implacable spirale. Brièvement serveuse, elle envisage de devenir prostituée ou nonne, puis caresse l'idée du suicide. Élevée par sa grand-mère pour demeurer une «dame» en toutes circonstances, elle est obsédée par l'idée de se soulager uniquement dans des toilettes immaculées. Par une extraordinaire ironie du destin, c'est dans un établissement funéraire aux toilettes divines que sa vie bascule...

 

 

 

 

 

LECTURE COMMUNE AVEC METAPHORE

 

 

 

 

Très difficile pour ma part de vous faire un résumé de ma lecture

car je n’ai pas pu aller jusqu’au bout de celle-ci.

Je ne peux que résumer brièvement donc…

 

 

 

Une femme venant d’un milieu bourgeois, huppé, membre du country club se sépare de son mari. Du fait, elle doit reprendre en considération toute sa vie par manque d’argent.

 

Riche au début, puis ruinée par un homme d’affaires.  Cette femme ne fera pas de bons choix pour sa vie future. Elle quitte une belle demeure pour une maison beaucoup plus modeste puis passe à un appartement. Cette femme est ignorée par ses enfants. Elle doit chercher un emploi pour subvenir à ses besoins. Elle trouve des emplois de serveuse. Puis elle pense se prostituer. A un moment donné, elle pense même au suicide.

 

Seuls petits bonheurs pour cette femme : l’art et les toilettes propres. Ce sont deux choses qu’elle veut conserver de sa vie d’avant : l'art a toujours été présent ; et selon elle, elle doit toujours se soulager dans des toilettes immaculées.

 

 

 

 

Certains ont aimé, Métaphore a aimé "un peu",

 moi je n'ai pas du tout réussi ma lecture.

 

 

Nous avions remarqué avec Métaphore que nous avions en commun ce livre et nous avions donc décidé d’en faire une lecture commune. Je l'avais acheté lors d'une brocante, particulièrement attirée par la couverture et le titre mais me laissant aussi porter par la 4ème de couverture... oui mais...

 

 

Métaphore a fait paraître son billet bien avant moi et j’ai beaucoup tardé à faire paraître le mien. J’ai eu tout d’abord beaucoup de mal à entrer dans ce livre pourtant court. Puis je l’ai abandonné. Métaphore en a fait un billet. Mais impossible pour moi de tirer un billet de ma lecture. Alors j’ai tenté d’attendre un peu puis de me replonger d’en celle-ci. Mais… pas mieux !!!

 

Je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire. J’ai trouvé le tout confus, trop de situations qui s‘enchaînent et ce en quelques pages seulement.

 

J’ai trouvé le style lourd. La narration est lourde, on retrouve un coup une narration à la 1ère personne puis à la 3ème. Et je dois avouer que je n'ai pas compris pourquoi...mais peut-être parce que je n'ai pas été réceptive à ce texte. 

 

 

Il n’y a qu’une chose que j’ai aimé… la couverture (rires).

J’adore ce tableau de Botero.

 

Une déception donc et j’ai pourtant tenté

deux lectures de ce petit roman.

   

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 11:23

  l echo des silences

 

Auteur : Heather GUDENKAUF

Traducteur : Barbara VERSINI

 

Editeur : Editions Harlequin

Collection : Mosaïc

Broché - Roman - Suspense -

Pages : 328

Parution : Juillet 2012ADD So Pretty Elements (72)

 

 

 

 

 

 

 Allison. Brynn. Charm. Claire. Quatre femmes prisonnières d’un secret qui pourrait les détruire… et dont un petit garçon est la clé. Allison garde depuis cinq ans le silence sur le triste drame qu’elle a vécu adolescente et qui l’a conduite en prison pour infanticide. Brynn sait tout ce qui s’est passé cette nuit-là. Mais elle s’est murée dans l’oubli pour ne pas sombrer dans la folie. Charm a fait ce qu’elle a pu, bien sûr, pourtant elle a dû renoncer à son rêve et se taire. Alors elle veille en secret sur son petit ange. Claire vit loin du passé pour tenter de bâtir son avenir avec ceux qui comptent pour elle. Et elle gardera tous les secrets pour protéger le petit être qu’elle aime plus que tout au monde. Quatre femmes réfugiées dans le silence, détenant chacune la pièce d’un sombre puzzle.

 

 

 

 

 

Devin Keneally, l’avocate d’Allison, vient chercher sa cliente à la prison de Cravenville où elle vient de purger une peine de cinq ans. Allison n’a que 21 ans, et il y a maintenant cinq ans qu’elle a été condamnée à 10 ans de réclusion pour infanticide. Elle vient de faire la moitié de cette réclusion et les juges ont estimé qu’Allison pourrait dorénavant intégrer un foyer de réinsertion pour voir ses aptitudes à se débrouiller seule. Elle va intégrer le foyer de réinsertion Linden Falls où se trouve d’autres femmes sortie de prison.

 

Allison était encore toute jeune lorsqu’elle a caché à tous, ainsi qu’à sa famille, qu’elle était enceinte. Enceinte à cause d’une imprudence de jeunesse, de l’amour qu’elle avait pour un jeune homme, et d’une soirée qu’ils ont passée ensemble. Mais Allison, si parfaite aux yeux de chacun et surtout aux yeux de ses parents, lorsqu’elle s’est aperçue qu’elle était enceinte et qu’il était trop tard pour avorter, n’a pas pu faire autrement que de cacher cette grossesse. Impossible de gâcher tout ce qu’elle avait entrepris. Allison avait tout pour elle, et surtout un caractère de battante et un esprit jamais au repos. Toujours relever des défis. Des résultats scolaires prodigieux, la pratique de 5 sports à des niveaux excellents. C’est pourquoi Allison ne voulait décevoir personne.

Elle a donc choisi de cacher sa grossesse et de n’en parler à personne, et de faire de même pour l’accouchement. Mais voilà, l’accouchement se produit chez elle dans la maison de ses parents alors qu’ils sont partis pour une soirée. Peu de temps pour elle. Elle est seule à la maison, tente tant bien que mal de mettre au monde l’enfant mais ne peut se résoudre à demander de l’aide à sa sœur, plus jeune de quelques années, Brynn.

A elle deux elles vont se débrouiller. Brynn n’en revient pas qu’Allison soit enceinte sans que personne n’ait jamais rien vu, mais n’en revient pas surtout que sa sœur lui demande de l’aide. Elle, Brynn, qui n’a pas arrêté de lui demander de l’aide depuis leur plus tendre enfance. Brynn, la si timide, si peureuse, si silencieuse, toujours chahutée et qui ne cessait de demander de l’aide auprès d’Allison, et celle-ci qui lui a toujours tourné le dos ne pensant qu’à elle et à son brillant parcours. Bien sûr, elle, Brynn n’était pas si parfaite qu’Allison aux yeux de leurs parents.

 

La vie d’Allison a basculé cette nuit là. Celle de Brynn aussi.

La brillante Allison s’est retrouvée devant un juge et condamnée pour infanticide. Ses parents en apprenant la chose commise ne lui ont plus jamais adressé la parole, pas même un regard.

 

Voilà cinq années qu’Allison vient de passer en prison. A sa sortie, elle n’espère qu’une chose. Pouvoir renouer avec ses parents. Mais aussi avec sa sœur, qui elle aussi ne lui a plus jamais adressé la parole.

 

Brynn n’a pas pu supporter la condamnation d’Allison. Depuis ce jour, elle suit un traitement thérapeutique et voit une psychologue. Elle a quitté la maison familiale. Ne voit plus ses parents, et vit avec sa grand-mère.

Lorsqu’Allison sort de prison, alors qu’Allison ne sait plus trop bien comment poursuivre sa vie en dehors de la prison et qui a grandement besoin de parler avec sa soeur de ce qui s'est passé cette nuit là, elle, Brynn a peur qu’Allison reprenne contact avec elle.

 

Allison, alors que tous lui tourne le dos et que tout le monde la répugne, elle la mère infanticide, doit apprendre à vivre de nouveau. Pour réapprendre à s’insérer dans la vie après son emprisonnement, au sein du foyer de réinsertion chacun doit trouver un emploi. Cet emploi, elle le trouve dans une librairie où elle fait la connaissance de Claire et de sa famille, son mari Jonathan, et du petit Joshua leur fils.

 

Allison pensait pouvoir revivre de nouveau, mais elle se sent encore plus prisonnière que lorsqu’elle était en prison. Prisonnière de secrets jamais dévoilés depuis cette nuit-là et qui pourraient bien bouleverser encore le présent.

Allison aime son nouvel emploi et la compagnie de Claire et de son fils Joshua. Celui-ci la bouleverse d’ailleurs car voir cet enfant lui refait systématiquement penser à cette fameuse nuit où elle a donné naissance. Elle n’a jamais rien dit à Claire sur le pourquoi de son emprisonnement. Et Claire, si elle avait su que c’était pour infanticide, aurait eu trop peur pour son petit Joshua qu'elle surprotège.

 

Quelque chose viendra perturber la vie d’Allison, ou plutôt quelqu’un. C’est Charm qui vient très souvent à la librairie que tient Claire. Charm est une jeune femme du même âge qu’Allison, et l’une et l’autre en se voyant prennent peur. Car elles se connaissent, on fréquenté le même lycée. Charm a, elle aussi, des secrets. Elle a fait ce qu’elle a pu depuis pour survivre. C’est une battante. Elle vit avec son beau-père atteint d’une grave maladie, et s’est tout naturellement dirigée dans les études pour devenir infirmière. Elle subvient aux besoins de son beau-père pendant que sa mère les a quitté pour aller batifoler avec un autre homme, comme elle l’a toujours fait d’ailleurs. Charm a fait tout son possible depuis la maladie de son beau-père, depuis que sa mère les a laissé tomber, et depuis que son frère est partie un beau soir sans jamais revenir ni donner de nouvelles. Oui, elle aussi a des secrets qu’elle n’a jamais partagés avec personne. Et elle a tout fait pour les cacher. Elle veille simplement sur quelqu’un.

 

 

Ces quatre femmes ont des secrets qu’elles ne souhaitent pas révéler. Jamais. Le silence les a toujours protégé, les a toujours accompagné. Mais à force de garder le silence, bien des choses se mettront à nues sans qu’elles le veuillent.

 

 

 

Ce roman est un coup de cœur.

 

 

Un suspense incroyable dans ce livre. On pense avoir compris la plus part du roman mais non… que de surprises !!!

 

Un suspense haletant donc, mais aussi un drame psychologique qui nous fait révéler la vie de chacune de ces quatre femmes. L’histoire est superbement prenante. Le style est impeccable pour ne nous en révéler que petit peu par petit peu.

 

Ces quatre femmes sont incroyables. Elles sont fortes, combattantes. L’une, Allison, se bat contre le passé de mère infanticide qui la poursuit et ce pourquoi on l'a condamnée. Une certaine fragilité dans cette jeune femme qui a dû faire face à de nombreux affronts dès la sortie de son adolescence afin de ne décevoir personne. Hélas tout ne pouvait se passer comme elle le pensait. Elle tente désormais de se reconstruire mais rien n’y fait, chacun sait ce qu’elle a commis dans le passé et personne ne lui portera du réconfort. Seule contre tous.

L’autre, Brynn, sœur effacée d’Allison à cause de la sœur parfaite qu’était Allison. Effacée aussi par son côté renfermée sur elle-même, silencieuse, très timide. Elle en veut à sœur de ne s’être jamais occupée d’elle et de se qu’elle pouvait ressentir étant jeune. Toutes deux ont désormais des parents qui les ont abandonnés. Et ils ne viendront en aide ni pour l'une ni pour l'autre.

La 3ème, Charm, est aussi combative face à la maladie de son beau-père. Elle fait tout pour lui afin de le soulager. Tous les deux ont des secrets qu’ils ne partagent pas. Ils vivent avec une partie de leur passé. Charm est une jeune femme courageuse et qui protège quelqu’un dans son quotidien.

 

Et la dernière, Claire, veille sur son fils comme la prunelle de ses yeux. Elle forme un couple parfait avec son mari Jonathan, et leur fils vient les combler. Mais elle aussi détient un secret.

 

 

Ces quatre femmes sont courageuses. Se battent pour enfouir au fond d’elle ce qu’elles détiennent. Chacune d'elle pourtant détient une partie de ce puzzle des plus émouvants !!

Oui, cette histoire est une histoire de combats de femmes. Une histoire remplie d’émotions. C’est poignant, c’est haletant et on ne passe pas à travers. J’ai lu ce livre en très peu de temps, car croyez-moi… impossible de le lâcher. C’est l’histoire d’un drame que l’on aurait très bien pu découvrir aux informations du soir. C’est un drame de la vie.

 

La construction du roman est très bien adaptée pour ce type d’histoire. Il est écrit au présent, les 4 femmes sont tour à tour narratrices et chacune nous fait part de ses pensées et des flashbacks sur le passé. Le roman est donc découpé en chapitres titrés à chaque fois du prénom de l’une de ces femmes.

 

 

Un seul reproche. Quelques coquilles sur certains prénoms à 4 ou 5 reprises au cours du roman.

 

 

Mais ceci est très minime face à tant d’émotions. Véritable moment lecture haletant que j’apprécie. Ne cherchez pas le fin mot de l’histoire. Je vous vois déjà à penser certaines choses par rapport au récit fait au préalable mais étant certaine de moi que vous ne trouverez pas. L’auteur a été très perspicace pour ne pas nous faire deviner et nous laisser le suspens jusqu’au dernier instant. Tout est en rebondissements pour la plus grande joie du lecteur.

Décidément je vais de suprise en surprise avec la collection MOSAIC de chez Harlequin.

 

Ce livre va me rester, et après en avoir déjà parlé

autour de moi je crois avoir fait de nouveaux adeptes…

 

 

 

 

 

013Bonus :

 

"

 

De combien de manières différentes
une personne peut-elle s'excuser ?

 

"

 

 

 

Merci aux Editions Harlequin, collection Mosaïc

 

pour ce coup de coeur émouvant

 

 

 

 

 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 10:14

l'auberge de la jamaique

 

Auteur : Daphé DU MAURIER  ADD So Pretty Elements (72)

 

Format : Poche

Editeur : Le livre de Poche

Collection : Littérature et Documents

Pages : 318

Parution : Juillet 2000

 

 

Orpheline et pauvre, Mary Yellan n'a pas d'autre ressource que de quitter le pays de son enfance pour aller vivre chez sa tante, mariée à un aubergiste, sur une côte désolée de l'Atlantique. Dès son arrivée à l'Auberge de la Jamaïque, Mary soupçonne de terrifiants mystères. Cette tante qu'elle a connue jeune et gaie n'est plus qu'une malheureuse, terrorisée par Joss, son époux, un ivrogne menaçant. Aucun voyageur ne s'est arrêté depuis longtemps dans cette auberge... De terribles épreuves attendent la jeune fille avant qu'elle ne trouve le salut en même temps que l'amour. Dans la grande tradition romantique des sœurs Brontë, l'auteur de Rebecca nous entraîne au cœur d'un pays de landes et de marais, battu par les tempêtes, où subsiste la sauvagerie ancestrale des pirates et des naufrageurs.

 

 

 

 

Mary Yellan a 18 ans et vit à la ferme de ses parents à Helford. Elle y vit avec sa mère de plus en plus malade. Toutes deux vivent de ce qu’elles peuvent mais cela suffit à leur rythme de vie. Les derniers instants de vie de la mère de Mary arrivent, et sur son lit de mort, ses dernières volontés sont que Mary parte vivre chez sa tante Patience. Même si elle ne l’a pas vu depuis de nombreuses années, elle sait qu’elle saura prendre soin de Mary. De plus, aux dernières nouvelles elle était mariée à un aubergiste. Une vie qui semble-t-il est convenable pour subvenir aux besoins de Mary.
Mary informe sa tante des dernières volontés de la sœur de celle-ci. En retour, Patience, triste de la nouvelle de la mort de sa sœur, accepte volontiers d’accueillir Mary. Elle en est même ravie, ainsi que son mari Joss Merlyn, l’aubergiste de l’Auberge de la Jamaïque. Mary pourrait ainsi, peut-être, aider le tenancier à servir à l’auberge.
Vient le jour où Mary quitte la ferme de Helford pour rejoindre sa tante Patience à l’Auberge de la Jamaïque.
Mais à son arrivée, Mary est prise d’un certain sentiment de peur. L’Auberge est située dans des landes marécageuses prises aux vents de l’Atlantique. Une nature très hostile et aucun voisinage. Une batisse crasseuse.
Aucun voyageur ne s’arrête jamais à l’auberge. Les lieux sont totalement vides.
Mary avait le souvenir d’une tante jeune et enjouée lorsqu’elle l’avait connue. Elle retrouve ici, une femme triste, malheureuse, et qui semble être terrifiée en présence de son mari Joss.
Mary est là, dans cette auberge désertique, en présence de sa tante qui est désormais esclave de son mari, un tenancier alcoolique qui terrorise son monde.

 

Dès son arrivée, Mary sait qu'elle va devoir combattre de terribles démons. Et son oncle n'est pas là pour la rassurer. Il lui fait bien comprendre qu'aucun voyageur ne s'arrête à l'auberge et que c'est normal, lui fait comprendre aussi qu'il s'y passe des choses la nuit mais qu'en aucun cas Mary ne devra poser de questions ni se renseigner sur ce qu'il s'y passe.
Son oncle est menaçant envers Mary pour bien lui faire comprendre de ne jamais se mêler des affaires qui se passent à l'auberge.

Malgré les menaces de son oncle, Mary est bien résolue à savoir de quoi il en retourne. Ces bruits qu'elle entend certaines nuits... Elle se sent terrifiée. La curiosité de Mary va la pousser à  découvrir peu à peu, à quoi sert cette auberge perdue au milieu de ces marécages Cornouaillais.
Mais le plus dur pour Mary est de savoir, maintenant qu'elle a découvert ce qui s'y trame, comment dénoncer ce qui se passe à l'Auberge de la Jamaïque. Comment ne pas risquer sa vie ? Comment ne pas risquer la vie de sa tante, esclave de son mari ?
Mary se sent totalement dépourvue, ne peut compter sur personne. Elle se sent prisonnière de cette situation.

De terribles épreuves l'attendent...

 

 

 

 

 

Quel roman !!!!!
Un coup de coeur.

 

On est totalement embarqué dans ce décor de vents et de tempêtes, et il est impossible de lâcher ce livre tant que l'on ne l'a pas terminé.

L'écriture est parfaite. Anglaise. Tels les écrits des soeurs Brönté. Daphné du Maurier a le souci du détail pour nous retranscrire parfaitement ces terres hostiles de Cornouailles. C'est un brin angoissant d'ailleurs.


La description des personnages est, elle aussi, entière. Des personnages avec chacun un caractère riche. On a envie de protéger l'héroïne, Mary. De l'aider. Elle est pleine de courage mais elle est aussi déterminer à l'idée de faire éclater cette sinistre affaire. Une jeune femme au caractère puissant, et qui ne lâchera pas coûte que coûte.

Elle affronte son oncle, cet homme terrifiant, brutal.

Les personnages secondaires sont tout aussi bien décrit que l'héroïne.

  

Impossible donc de lâcher ce livre car il s'y passe toujours quelque chose, pas de répit. Un rythme soutenu.

 

Toujours avec cette très belle écriture, Daphné du Maurier joue avec le lecteur. Car en effet, nous sommes comme Mary à ne pas savoir à qui nous confier. Qui pourra être la personne de toute confiance pour Mary ? On en a aucune idée au cours de notre lecture, et nous sommes comme Mary... à ne faire confiance à personne. Il y a toujours un trouble qui plane.

 

Un dénouement formidable auquel on ne se doute pas du tout.

 

Si vous avez envie d'aventures, de terres hostiles, de bourrasques de vent, de tempêtes de pluie, d'une héroïne pleine de détermination, de personnages malveillants, de pirates.... alors poussez la porte de L'Auberge de la Jamaïque...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[ Vous aurez droit désormais à une sorte de Bonus, je vais essayer de m'y tenir.
Un court passage du roman cité, un petit mot sur la couverture du livre en question,
des phrases qui ont retenues mon attention, ou bien celles où j'ai souri.... bref un bonus.
]

 

 

 

 

 

013Bonus :

 

 

Aujourd'hui ce sera un petit mot sur la couverture,
car elle restranscrit parfaitement l'atmosphère du roman.

 

 

 

 Naufrage (couv l'auberge de la jamaïque) 

  Détail, peinture " Naufrage" de Jacques Philippe de Loutherbourg, 1769.

 

 

 

 

 

Les éléments sont déchaînés, une nature en furie.

Des vagues qui viennent se fracasser sur les rochers.

Tels les paysages du roman de Daphné du Maurier.

Le tourment et la noirceur des nuages laissant juste percer une lumière
sur le naufrage lui-même.

Tels les moments de vie de notre héroïne...

 

 

 

Voilà ce que je pense de cette magnifique peinture.

 

 

 

 

 

 

 

D'autres avis sur la blogosphère :   Chez Neph     -     Edelwe, Lectures et farfafouilles   -   Bladelor, Oceanius in folio     -

 

 

 

 

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 12:50

 

l appel de l ange

 

Auteur : Guillaume MUSSO

 

Format : Broché

Editeur : XO Editions

Pages: 391

Parution : Mars 2011

 

 

 

New York.
Aéroport Kennedy. Dans la salle d’embarquement bondée, un homme et une femme se télescopent. Dispute anodine, et chacun reprend sa route. Madeline et Jonathan ne s’étaient jamais rencontrés, ils n’auraient jamais dû se revoir. Mais en ramassant leurs affaires, ils ont échangé leurs téléphones portables. Lorsqu’ils s’aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10 000 kilomètres : elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San Francisco.
Cédant à la curiosité, chacun explore le contenu du téléphone de l’autre. Une double indiscrétion et une révélation : leurs vies sont liées par un secret qu’ils pensaient enterré à jamais...

 

 

 

 

 

Une semaine avant Noël, Aéroport JFK de New York, Madeline Greene, jeune femme anglaise installée à Paris et exerçant désormais le métier de fleuriste, est au téléphone et fait état de son romantique séjour à New York à sa meilleure amie. Un séjour où son fiancé vient de la demander en mariage.

A ce même instant, Jonathan Lempereur, un restaurateur français établi désormais à San Fransisco, divorcé, est au téléphone avec son ex-femme qui se trouve dans ce même aéroport pour accompagner Charly, l’enfant qu'ils ont eu ensemble. Jonathan ne veut absolument pas la voir, c’est pourquoi il lui parle au téléphone, lui en haut d’un escalator, elle en bas de ce même escalator, pendant que leur fils Charly rejoint Jonathan. Jonathan en veut à Fransesca d’une trahison produite au cours de leur mariage.

 

Madeline.... Jonathan... chacun le téléphone à la main, se percutent de plein fouet au cœur de la cafétéria du terminal de l’aéroport. Entre eux, les impolitesses fusent. La colère de la jeune femme monte d’un cran, Jonathan, lui, est consterné. Chacun ramasse ses affaires, chacun repart de son côté.

 

Le vol Delta 4565 quitte New York pour San Fransisco à 17 heures. A son bord, Jonathan et son fils Charly.
Le vol d’Air France 29 quitte l’aéroport JFK pour Paris à 17 h 30. En business class, Madeline se love dans les bras de son futur époux Raphaël.

 

Pendant que cet avion est toujours dans les airs, le vol de Jonathan se pose à San Fransisco. Après l’atterrissage il consulte ses messages sur son téléphone. Un sms s’affiche alors. Mais Jonathan ne comprend pas un traître mot de ce message, ne connaît pas non plus la personne qui lui envoie… Il croit tout d’abord à une blague de son beau-frère puis il vérifie l’application du courrier électronique. C’est alors qu’il s’aperçoit que ce n’est pas son téléphone mais celui de « la greluche de JFK ».

Madeline, elle, s’aperçoit de l’échange des téléphones lorsqu’elle écoute son répondeur où une voix totalement inconnue lui déclame un message dont elle ne saisit pas la signification. Un hurluberlu ? Un faux numéro ? Elle examine son portable et s’aperçoit que ce n’est pas la même marque que le sien. Elle comprend qu’il s’agit de celui « du cinglé de l’aéroport ».

 

Ils s’envoient alors mutuellement un sms. Savoir déjà dans un premier temps où chacun réside, et comment faire pour récupérer l’un et l’autre son portable.

Etant chacun sur un continent différent, ils décident de se renvoyer le portable par colis postal.

Mais piqués par la curiosité, chacun va brièvement parcourir le portable de l’autre. Puis, la curiosité y tenant encore plus, chacun va consulter encore plus tout le contenu du téléphone de l’autre. A préciser, que leurs téléphones ne sont pas des téléphones basiques mais plutôt des modèles perfectionnés où l’on peut envoyer des mails, se prendre en photo, naviguer sur internet, télécharger des applications et sauvegarder de nombreux documents.

Jonathan trouvera donc dans le téléphone de Madeline, de nombreuses photos. Photos parfois même un peu sensuelles. Et il pousse même le visse à télécharger les photos sur son ordinateur, voir même en faire des tirages papiers.

Mais il y a surtout une application dont il n’arrive pas à avoir l’accès. Un mot de passe le protège, mais sa curiosité en arrive à un point où il lui faut absolument découvrir ce qui se cache derrière cette application.

Madeline, elle, découvre à travers le portable, qui est Jonathan et trouvera même grâce à sa tenace curiosité et à ses investigations pourquoi Jonathan a divorcé de Francesca, et comment celle-ci la trahi durant leur mariage.

Chacun s’immisce dans la vie de l’autre, et y découvre des secrets qu’ils tentent de résoudre. C’est plus fort qu’eux. Mais ils ne savent pas encore que leurs vies sont en fin de compte reliées par un secret et que leurs curiosités va les mettre en danger.

 

A vous de découvrir quel est ce secret…

 

 

 

 

 

Premier livre de Guillaume Musso que je lis,

et j’ai passé un agréable moment lecture !!!

 

 

Je n’en avais jamais lu encore car je fais partie de ceux qui n’aiment pas forcément les auteurs surmédiatisés…

Et c’est en réceptionnant ce livre qui était en prêt à la bibliothèque où je suis, que ma curiosité en est venue à lire la 4ème de couverture.
Il faut dire aussi que la couverture m’a attiré, je trouvais les illustrations très jolies. D’un côté cette femme, assise dans un fauteuil, un revolver à la main, les toits de Paris en fond de page. Et de l’autre côté du livre, un homme, assis sur un fauteuil, avec en fond de page le célèbre pont de San Fransisco, le Golden Gate Bridge.
Et puis donc, cette 4ème de couverture mêlant une comédie romantique avec une intrigue type thriller.

 

Je ne m’attendais pas du tout à être prise par ce livre et à le lire en un rien de temps.

L’écriture est agréable, facile à lire. On a même au cœur de cette histoire, un récit enrichi de culture sur le monde de la gastronomie notamment ainsi que sur l’univers des fleurs, mais aussi enrichi de culture littéraire car des références littéraires s’immiscent dans cette histoire.

 

L’histoire est, au départ, relativement classique. Mais le suspense et les nombreux rebondissements vont venir agrémenter le tout pour en faire un récit plutôt bien ficelé et où l’intrigue pique notre propre curiosité puisqu’il est beaucoup question dans ce récit, de curiosité et d’indiscrétion. Quel est donc ce secret qui lie nos deux personnages ? On le découvre au cours du récit et je dirais qu'on à hâte de découvrir le dénouement de l'histoire. Du coup, je dois bien avouer qu'une fois dans ma lecture j'ai eu du mal à la lâcher...

 

On apprend à la fin du livre, que la boutique de fleurs de Madeline existe en quelque sorte puisqu’inspirée par une boutique de fleurs située à Paris où on a transmis à l’auteur la passion de l’art floral. Pierre Hermé l’a éclairé dans le mécanisme créatif des desserts (l'auteur s'en sert notamment avec le métier du personnage de Jonathan), Maxime Chattam a également transmis à l’auteur son goût pour Brooklyn grâce à une visite guidée (un lieu qui entre dans le récit également), et on apprend que cette histoire de téléphones portables échangés par mégarde a réellement été vécue par Guillaume Musso et a été le démarrage de ce roman.

 

J'ai donc passé un très bon moment en compagnie de ce livre.

Un récit que l'on pourrait cibler des plus banales 

mais qui a sa petite touche personnelle.

Je me suis laissée prendre par cette histoire,

et une fois embarquée je n'ai pu la lâcher...

 

 

 

 

 

 

 

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 22:06

quand souffle le vent du nord

De Daniel GLATTAUER

 

Format : Poche

Editeur : Le livre de Poche

Collection : Littérature et documents

Pages : 348

Parution : mars 2011

 

 

 

Un homme et une femme. Ils ne se connaissent pas mais échangent des mails. Jusqu’à devenir accros. Jusqu’à ne plus pouvoir se passer l’un de l’autre, sans se rencontrer pour autant… Savoureuse et captivante, cette comédie de mœurs explore avec finesse et humour la naissance du sentiment amoureux.

 

 

 

 

 

Une femme, Emmi, envoie un mail de demande de résiliation d’abonnement au magazine Like. Sans réponse à sa demande, elle en fait parvenir un autre, puis encore un autre….

Toujours sans réponse 33 jours après, le ton employé dans son mail devien un peu direct.

Elle va enfin obtenir une réponse, mais pas celle qu’elle attend. C’est un certain Léo Leike qui va lui répondre. En effet, Emmi s’est malencontreusement trompée dans l’énoncé de l’adresse mail et ses messages sont arrivés sur la boîte mail de Léo Leike.

Léo va donc lui renvoyer un mail en lui expliquant poliment qu’elle s’est trompée.
Emmi s’excuse auprès de Léo en lui renvoyant un nouveau mail.

Depuis, un dialogue virtuel par échange de mails va s’engager.

Entre cette homme et cette femme qui ne se connaissent pas va se nouer une nouvelle relation amicale.
Puis, au fur et à mesure qu’ils s’écrivent par courriers électroniques, ils se découvrent, et l’intérêt que chacun porte à l’autre devient de plus en plus fort. Leur relation virtuelle s'étoffe, devient de plus en plus fréquente aussi. Et la fascination que l'un envers l'autre peut avoir devient intense. Pourtant, Emmi est mariée et Léo est sur le point de se séparer. Ils vont ressentir quelque chose de fort à travers leur correspondance virtuelle. Emmi et Léo, ne connaissent rien de l’autre, ni l’âge, ni l’allure… rien. Mais à travers leurs mails, pourtant anodins au départ, Emmi et Léo sont de plus en plus attirés l’un par l’autre.
Désormais, pour eux, la grande question est de savoir s’ils doivent se rencontrer et se connaître au delà du virtuel, ou bien attendre et repousser le moment fatidique de la rencontre. Est-ce que cette nouvelle relation virtuelle peut durer longtemps sans se rencontrer ?

 

 

 

 

Quel étonnant roman.

 

Deux personnages, Emmi et Léo. On ne connaît rien de leur vie, l’auteur ne nous laisse pas s’immiscer dans celle-ci. L’auteur ne nous fait part que des mails envoyés à l’un et à l’autre. Il s’agit là d’un roman d’échanges de mails entre un homme et une femme, au départ d’une erreur d’énoncé d’adresse mail.
Je me suis posée la question, au début de ma lecture, si je n’allais pas m’ennuyer au cours de cette lecture. Et bien pas du tout !! On tourne les pages à vitesse grand V en étant pris dans l’engrenage de cette correspondance.
Les mails qu’ils s’échangent sont relativement courts, et du coup on a du mal à lâcher le livre, car on a surtout tendance à vouloir toujours aller plus loin dans la lecture de ces mails. On se dit : un autre, puis sa réponse, puis la réponse à celui-ci et ainsi de suite, ce qui fait que l’on ne peut s’empêcher de tourner les pages jusqu’à la fin. ^^

Et oui, comment pourrait-on arrêter cette conversation entre Emmi et Léo… En plus, on a cette impression de s’immiscer au milieu de ce dialogue entre cet homme et cette femme qui apprennent à se connaître au fil de leur correspondance.

Le dialogue est incroyable, l’auteur est vraiment très doué. Tout ce lie parfaitement. Les mails vont crescendo : une erreur, une excuse, une amitié qui se met en place, puis une certaine fascination sur cet autre à qui l’on parle et que l’on ne connaît pas, et enfin le questionnement sur les sentiments que l’on peut alors avoir envers l'autre, puis se déclarer sur, justement, des sentiments naissants. Tout ça nous donne donc un très beau dialogue, dialogue via internet, outil qui occupe désormais notre vie, et ce chaque jour.

 

Un roman douceur, un roman que l’on prend comme un souffle de vent

 que l’on lit d’un trait.

 

 

 

Un grand merci à Livraddict et aux

éditions Le livre de Poche pour cette belle lecture.

 

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 12:45

la modiste de la reineDe Catherine Guennec

Format : Broché
Editeur : Jean-Claude Lattès
Pages : 330

Parution : octobre 2004

 

 

 

La vie de Rose Bertin est un roman.

Jeune couturière pauvre, elle quitte Abbeville et sa Picardie natale pour vernir travailler à Paris. Elle vole vite de ses propres ailes et ouvre son magasin : Le Grand Mogol.

Le règne de Louis XV touche à sa fin. Bientôt, elle prend le chemin de Versailles et sa vie s’éclaire d’une rencontre inattendue, une flamboyante et royale amitié. En Rose Bertin, Marie-Antoinette a trouvé son ministre des modes.

Coiffure à la Belle Poule, pouf aux sentiments, chapeau feu d’opéra, bonnet à la chercheuse d’esprit ou en sorcière, quès aco… Les créations de la divine Bertin explosent de diversité, d’invention. Et Paris devient la capitale du bon goût.

Avec ce roman vrai, Catherine Guennec exhume un destin de femme éblouissant, audacieux, traversé de hasards magnifiques, d’amours secrètes, d’amitiés indéfectibles. Où l’on croise Jeanne du Barry, Vigée Le Brun, la Polignac, Marie-Thérèse de Lamballe, le Chevalier d’Eon, Chateaubriand, Greuze, Paul Ier de Russie… Et où se rejoignent, pour le dernier bal, tous les acteurs insouciants d’une page de l’histoire qui s’achève.

 

Catherine Guennec fréquente le personnage de Rose Bertin depuis plus de 10 ans. Elle l’a suivi pas à pas de Coblence à Saint-Pétersbourg, en passant par Londres, Madrid, Vienne, jusqu’à Abbeville.

 

 

 

 

 

Ce livre retrace la vie de Rose Bertin, picarde, qui entre très jeune comme ouvrière dans une boutique de mode grâce à l’éducation que lui a donné un prêtre. Sans cette éducation, elle aurait fait comme ses sœurs, tantes, cousines... toutes ouvrières à la manufacture.

Dans cette boutique de mode, elle y découvre des robes, des bonnets, des plumes, des dentelles…

Petit à petit elle va découvrir le monde de la mode et apprendre les premiers rudiments.

Cette jeune femme adore la couture et aime le travail en atelier « J’adorais les colifichets et les bijoux de tissus, les bracelets ou les colliers qui se prenaient pour des fleurs. L’atelier était un jardin où poussaient en moins d’une heure des coquelicots, des marguerites, des pivoines, des roses… ».

Elle se trouvait toujours émerveillée de rencontrer les pratiques (on surnommait les clientes : les pratiques à l'époque) de cette boutique. Ces femmes sentaient bon la poudre et la violette.

Puis son bonheur de travailler dans cette boutique de mode va être troublé. Sa patronne proche de la faillite, la licencie après 7 années de travail.

Après cet apprentissage, elle décide donc de partir pour Paris. Elle est alors âgée de 15 ans.

D’abord embauchée dans une maison de mode Rue St-Honoré, son expérience, sa créativité et son talent vont la mener, bientôt, à ouvrir sa propre boutique « Au Grand Mogol » dans cette même rue, et devenir marchande de modes.

Un magasin de mode était, à l’époque, un magasin de luxe.

Grâce à de belles rencontres, ses fées comme elle-dit, mais aussi ses belles inventions dans la mode, elle va bientôt traverser les portes du Palais Royal à Versailles.

Elle devient alors la modiste de la Reine. Elle y découvrira une profonde amitié envers Marie-Antoinette, une amitié bien réciproque.

Et elle sera très vite nommée la « ministre de la mode », la « divine Bertin ».

Paris sera la capitale du bon goût.

 

Je ne peux vous dévoiler tout le livre tellement y a de choses intéressantes à découvrir sur la vie de Rose Bertin, partie de rien et devenue celle qui inventa la mode.

La vie de Rose Bertin est riche en rencontres et en évènements. Cette jeune demoiselle était ambitieuse et elle a réussit. Elle a travaillé toute sa vie et n’a vécu que pour la mode. Elle a habillé le tout Paris puis toutes les souveraines d’Europe qui appellent Rose Bertin à leur Cour. Sa clientèle est aristocratique.

Il n’y a que l’amour qu’elle n’a pas beaucoup connu, manque de temps…. Elle a eu une liaison tumultueuse avec le Chevalier d’Eon et s’est pris d’amour pour un prince russe déjà marié avec qui elle correspondait beaucoup.

Les liens que Rose Bertin avaient envers Marie-Antoinette étaient très forts, elle en paiera les conséquences. Car le peuple, comme vous le savez, se retourna contre la royauté trop dépensière en habillement, bijoux, résidences (le Petit Trianon et St-Cloud) et jeux. Et le destin de Rose Bertin sera associé à celui de Marie-Antoinette. Rose Bertin sera surnommée « Madame déficit ». On s’en prenait beaucoup à elle pour les dépenses que pouvait faire la Reine, question mode.

Leurs vies seront séparées en octobre 1793 où Marie-Antoinette sera guillotinée.

Rose Bertin restera avec ses fantômes.

 

 

Rose Bertin :

rose bertin

 

 

 

Je ne peux tout dévoiler de ce livre car tellement riche en évènements.

 

Ce livre démarre en fait par la rencontre avec Rose Bertin sur ces derniers instants de vie. Elle remonte le temps et nous délivre ses mémoires contées dans ce livre.

Elle nous raconte sa vie depuis sa plus tendre enfance en Picardie.

On y découvre donc, la vie de cette très jeune femme, ambitieuse, qui a pour ainsi dire tout inventé de la mode, des plus éblouissantes toilettes aux plus gigantesques et improbables chapeaux.

Elle fut celle qui inventa la haute couture et l'auteur, Catherine Guennec, nous décrit très bien toutes les créations les plus folles que Rose Bertin a pu inventer (pouf aux sentiments, coiffure à la belle poule, chapeau à la Montgolfier...).

On y découvre également une autre facette de Marie-Antoinette, des instants de vie intimes que Rose Bertin a partagé avec cette reine malheureuse.

 

Un style d'écriture très agréable à lire.

 

J’ai beaucoup aimé ce livre, très bien écrit, facile à lire. L’auteure a fait beaucoup de recherches, notamment sur des mots employés à cette époque. C’est très enrichissant.

 

La vie de cette femme m’a vraiment captivé.

 

Ayant toujours apprécié le monde de la mode, j'ai pris plaisir à lire ce très beau roman sur la vie de Rose Bertin !! Un agréable moment à la Cour de Versailles parmi les étoffes voluptueuses, toutes ces soieries, taffetas, dentelles... et toute cette excentricité, comme si il fallait que cela soit toujours de plus en plus majestueux.

La vie de cette jeune picarde née dans une famille de paysans est vraiment captivante du début à la fin. Bien sûr je vous laisse découvrir la fin de la vie de Rose Bertin, lorsque sa route se sépare de celle de Marie-Antoinette guillotinée en 1793.

 

On s’attache de ce roman historique, biographique, et de tous ces personnages qui ont marqué une page de l’histoire. Car en effet, beaucoup de personnages interviennent dans ce livre, beaucoup de rencontres grâce à Rose Bertin.

 

 

 

 

 

 

 

Ma lecture entre dans le cadre du Challenge Read Me, I'm Fashion

organisé par Irrégulière

 

read-me-i-m-fashion

 

 

 

 Une des créations : Pouf aux sentiments

pouf aux sentiments

 

 

 

 

 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 13:18

quesaignentlesvignesduroiDe Frédéric COUDERC

Format : Broché
Editeur : Flammarion
Collection : Roman Historique
Pages : 327
Parution : avril 2009

Versailles, 1709. Dans les ténèbres de l'hiver le plus froid de mémoire d'homme, le jeune sommelier Piero Rossignol, propulsé à la Table du Roi-Soleil par la mort brutale et énigmatique de son maître, doit protéger ses vins. Contre le gel, contre les cabales d'une Cour agonisante, mais aussi contre un complot ourdi par les négociants de Champagne emmenés par dom Pérignon. Sa réputation est en jeu, son intégrité aussi, et bientôt sa vie même. Qui est la jeune femme retrouvée évanouie dans les jardins du Palais? Pourquoi son maître cachait-il un élixir qu'il affirmait de "longue vie"? Existe-t-il un lien entre cette quête insensée d'éternité et les épisodes sanglants qui surviennent autour de Piero? Argent, pouvoir, trahisons, chantage et amours impossibles rodent près de lui. Comme autant de vermines qui lui montrent que le calme de ses chais, les saveurs de ses crus fétiches et les principes philosophiques enseignés par l'usage civilisé du vin ne peuvent que se corrompre au contact d'une couronne de France qui se rancit? Et si la perfection règne près des barriques, ne risque-t-elle pas de le conduire à oublier l'amitié malmenée et l'amour blessé? Piero n'est pas loin de le croire. Jusqu'à ce que...

 

1793, Piero Rossignol est maintenant âgé et il est attaqué dans sa cave par des pilleurs. Les pilleurs partis, l’urgence pour lui est de calmer ses angoisses en parlant, il veut tout dévoiler avant que le jour soit levé.

C’est alors que commence l’histoire du terrible hiver qui s’abat sur la France, en 1709, un hiver rude, très rude, et qui durera longtemps. Nous sommes à Versailles, au cœur même du château et de la Cour du Roi Soleil. Piero Rossignol est nommé sommelier du Roi suite à la mort de son maître, une mort énigmatique. Piero était là lorsqu’il a découvert son maître dans ses derniers instants, dans les caves, allongé sur le sol, et il lui parle d’un élixir de vie qu’il aurait mis au point…

Il fait moins 10, moins vingt degrés, le vent est glacial, et la famine approche à grand pas. D’ailleurs cet hiver là emportera des centaines de milliers de vie.

Piero occupe donc désormais les fonctions de sommelier à l’Echansonnerie-Bouche.

« Les Offices dit de « Bouche » formaient à Versailles une petite armée de 500 personnes attachée aux métiers de cuisine. Ils nourrissaient les 3000 à 5000 courtisans ayant bouche à la Cour. L’échansonnerie s’occupait du vin. »

Ses fonctions désormais sont de protéger les vins de la Cour du Roi-Soleil. Il doit les protéger tout d'abord contre ce froid, ce gel. Un travail énorme pour lui. Il doit sélectionner des vins pour le Roi, les meilleurs bien entendus. Mais aussi sélectionner d'autres vins, qui ne seront, eux, pas destinés au Roi Louis XIV. Car il y a un protocole à respecter, on ne sert pas tel ou tel vin à n'importe quelle personne. Piero, dorénavant maître des caves, aura sous ses ordres, son seul ami, Boit-sans-soif. A eux deux ils auront beaucoup de travail pour faire en sorte que le gel n'attaque pas les barriques.
Mais bien des choses vont s'ajouter à cela.
En effet, lors d'une sortie dans les forêts de Versaills, en plein brouillard, Piero va trouver à terre, une femme. Cette jeune femme est frigorifiée, évanouie. Il va la ramener dans son logis et ne va prévenir que son ami Boit-sans-soif car il a nul le droit d'amener quelqu'un dans son logis, réservé strictement aux domestiques. Il va tenter de soigner cette jeune femme, qu'il trouve magnifique. Il tombera vite sous le charme de cette femme évanouie. Pour la réanimer, il va tenter de recréer le fameux élixir dont son maître lui a parlé avant de mourir. Mais il lui faut plusieurs ingrédients pour réaliser cet élixir, notamment du sang royal...
L'amie intime de Piero, qui est sous-lieutenant à la louveterie de Versailles, découvrira que Piero cache chez lui cette femme et l'aidera à la faire revenir à la vie. Piero, désormais, a son coeur qui balance entre ces deux femmes, Clémence, l'inconnue recueillie, et Louise, son amie intime qui a fort à faire avec les chasses à cour du Grand Dauphin et la lutte contre les loups qui se rapprochent de plus en plus de Versailles à cause du froid et en l'occurence ces loups ont faim.
Autre problème pour Piero, il doit protéger ses vins contre les cabales de la cour et un complot de la part de négociants de vins de Champagne, mené par Dom Pérignon. Piero devra résister contre des attaques le visant ainsi que les vins qu'il protège dans la cave de Versailles. Sa propre vie est visée, mais pas seulement. Est visé aussi son ami Boit-sans-soif et on s'attaque aussi à la vie de son amie intime, Louise.
Dom Pérignon est bien décidé à éliminer les vins de Bourgogne, chers au coeur du Roi et vivement conseillés par le médecin du Roi pour la santé de Louis XIV, pour ainsi, instaurer ses flacons de Champagne qu'il estime bien meilleur.
Piero propose une solution qui lui vient subrepticement, instaurer ce Champagne à la table du Roi, mais à boire au dessert. Cela lui semble être un bon compromis. Mais que neni, les négociants de Champagne estiment que leur boisson n'est pas à boire au dessert, mais tout au long du repas.
Alors va s'en suivre de nombreuses attaques envers notre sommelier du Roi, Piero Rossignol, et ses proches.

 


J'ai passé un agréable moment lecture même si j'y ai trouvé parfois quelques longueurs. Mais on découvre une part de l'histoire, le plus rigoureux des Hivers sur la France en 1709. Le froid emportera des milliers de vie, et il fera beaucoup de dégâts aussi, question terres agricoles et réserves de nourriture. La faim se fait ressentir.
Nous sommes dans les dernières années du règne de Louis XIV, mais l'histoire nous plonge plus au coeur même des serviteurs.
Le personnage principal est donc le sommelier du Roi, et l'histoire mêle fiction et réalité. Nous partageons chaque moment de vie au Grand Commun de Versailles, et découvrons cette vie au Grand Commun avec les personnes qui y travaillent, le personnel du Service de Bouche, et donc en particulier le sommelier qui officie à l'Echansonnerie. Celui-ci a en charge de veiller sur les chais, et en cette période hivernale, intense, il doit veiller sur les tonneaux contre le gel. Mais il doit aussi découvrir de nouvelles cuvées, et faire face à des complots de négociants qui veulent à tout prix que leurs vins se retrouvent en bonne position à la table du Roi.
Ce qui est intéressant donc dans ce livre, c'est de découvrir la vie à Versailles mais côté domestiques. On assiste au Grand Souper du Roi, et à tout le protocole qui doit être suivi à la lettre. Le vin tient une place importante à table, et est parfois utilisé comme prescription par le médecin du Roi. Donc on découvre tout ces protocoles instaurés à l'époque. A cette réalité historique, où l'auteur est très bien documenté sur ce sujet, se mêle donc une fiction et elle est bien menée. Les descriptions de Versailles sont elles aussi bien utilisées, on a l'impression d'être dans les caves ou encore d'entendre les loups affamés qui s'approchent petit à petit des villes.
Voilà un livre gouteux aux saveurs de Pétrus, Tokay et autres élixirs des vignes, et outre "l'histoire fiction", j'ai trouvé ce livre intéressant sur le côté historique du personnel du Grand Commun et sur les protocoles à respecter.

   

  Challenge ABC 2010

(que je ne finirais pas vu tout ce qu'il me reste à lire pour ce challenge )

Lettre C

47668423 p

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 11:39

dickensbarbeapapaDe Philippe Delerm

Format : Poche

Editeur : Gallimard
Collection : Folio
Pages : 105
Parution : mars 2008

« Merci pour la purée, pour Alain de Botton, pour le vin chaud, pour Léautaud, pour les Mustang de don Pedro, pour Flaubert et la menthe à l’eau, pour la pizza des pas perdus, les nuits anglaises de Dickens et les secrets du mousseux tiède. Bien sûr que l’on dévore encore. Comment se souvenir sinon d’avoir pu dévorer ? »

 

 

 

Recueil de textes courts façon Philippe Delerm, que j’aime ses textes

C’est tellement vrai, tellement la vie.

Pourquoi ce titre « Dickens, Barbe à papa » me direz-vous ?

Et bien tout simplement parce que Philippe Delerm nous offre dans ce livre, des textes courts sur des réflexions de choses dont on se délecte dans la vie, sur des souvenirs d’enfance… et ces textes courts, ces réflexions, sont ciblés. Philippe Delerm varie ses réflexions entre le plaisir de gourmandises dont on se délecte, et des lectures souvenirs que l’on a pu dévorer (une gourmandises intellectuelle).

D’où ce titre, Dickens, Barbe à papa.

 

Voici quelques exemples :

 

- commençons par une lecture, avec un personnage de Dickens « Lecteur entre deux peurs », où il évoque un jeune personnage de Dickens. On cerne très bien le personnage, les lieux dans un Londres 19ème, la pluie, les quais de la Tamise, il évoque le principal pour nous faire songer à une lecture passée de Dickens et c'est un vrai plaisir.

 

- le souvenir d’enfance d’un bonbon, « Mistral toussant », où il évoque le bonbon Mistral gagnant. Il débute cette nouvelle par quelques paroles de la chanson de Renaud, comment passer outre vous me direz. Et puis Philippe Delerm, part dans ses souvenirs d’enfance, pour mieux nous conter ce plaisir délectable du bonbon Mistral gagnant, mais souvent il était plutôt Mistral perdant… mais tampis l’enfant était gagnant tout de même avec le plaisir de goûter au parfum du Mistral, où « Les lèvres et la langue essayaient en vain de maîtriser ce flot sucreux, piquant, qui faisait tousser avec une jubilation alpestre. On s’en mettait un peu partout, une bonne partie restait collée au tuyau de réglisse. Qui peut maitriser le mistral ? »…

 

- reprenons une petite lecture, avec la nouvelle « Et je suis devenu Folco » où Philippe Delerm se souvient de sa lecture de Crin-Blanc de René Guillaut terminé lorsqu’il était dans un train. Un livre offert par sa mère, pour le voyage. Il se souvient de la jaquette, il nous décrit ses souvenirs. Et cela nous fait penser à nos propres lectures de quand nous étions enfant. On a tous des souvenirs comme ça… Je vous fais part d’un passage qui m’a plu, lorsqu’il explique le moment où il a découvert ce livre, la première fois qu’il a pu le feuilleter : « Cette fois, rien qu’en feuilletant les pages, sans trop m’attarder sur les illustrations de Jean Reschofsky – il fallait en garder la vraie dégustation pour le moment de la lecture, pour l’instant mérité où elles s’offriraient comme une juste récompense – j’avais le sentiment de posséder vraiment l’aventure de Crin-Blanc de Folco […] ».

 

Voilà, je ne peux m’étendre sur chaque nouvelle, mais on se délecte de barbe à papa, de sirop de menthe, de cerises à l’eau de vie, tout en se remémorant des lectures jeunesses avec Sempé, Tintin, des livres de cow-boys … on plonge dans la nostalgie de l’enfance, pas spécialement la nôtre, pas forcément, puisque Philippe Delerm plonge dans la nostalgie de l’enfance en remontant jusqu’à l’après-guerre, donc ce n'est pas nos souvenirs à nous, mais la lecture de chaque nouvelle nous fait remonter d’autres souvenirs propres à nous-mêmes.

Je me délecte de l’écriture de Philippe Delerm. J’avais adoré La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules. Dickens, Barbe à papa, est basé sur le même principe de choses simples de la vie mais qui hélas ne sont pas données à tous, et il nous en fait prendre conscience. Ce sont de réels plaisirs qui nous sont offerts. Là dans ce reccueil les souvenirs varient entre souvenirs gourmands et souvenirs littéraires. Alors si vous êtes comme moi, à apprécier les textes de Delerm, n’hésitez pas, même si j’ai quand même une préférence pour La première gorgée de Bière et autres plaisir minuscules.

  

Autres billets sur les titres de Philippe Delerm : La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules - Il avait plu tout le dimanche

 

 

 

 

 

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 17:17

juliette

 

De Anne Fortier ADD So Pretty Elements (72)

Format : Broché
Editeur : Michel Lafon
Pages : 394
Parution : septembre 2010

A la mort de sa tante préférée, Julie ne reçoit pour héritage qu'une mystérieuse clef, accompagnée de l'adresse d'une banque à Sienne. Elle s'envole aussitôt pour l'Italie et y trouve une liasse de papiers jaunis relatant les amours d'un jeune homme prénommé Roméo avec celle qui est sans doute son ancêtre, la belle Juliette Tolomei. La Juliette de Shakespeare. Alors que Julie déchiffre les parchemins, elle comprend que la sinistre malédiction prononcée six siècles plus tôt plane encore sur sa famille... Pourra-t-elle échapper au danger qui la guette à vouloir ainsi découvrir son destin ?

 

 

Deux histoires se déroulent dans ce livre, qui ont un lien entre elles, et qui s’alternent donc de chapitre en chapitre.

 

Julie Jacobs et sa sœur jumelle Janice, ont perdu tôt leurs parents et ont été élevées en Amérique par leur tante Rose. Le jour où la tante Rose meurt, Julie est accablée. Elle qui adorait sa tante, qu’elle considérait comme sa mère. Julie arrive dans la demeure de tante Rose et y croise Janice, sa sœur jumelle. Toutes les deux ont des caractères opposés. Janice  ne pense qu’à son paraître, qu’à ses amours, et à son bien-être. Julie, elle, est plutôt nature, pas vraiment préoccupée par son look, et en bataille contre certaines choses qui se passent dans le monde.

La tante Rose avait une préférence pour Julie, plus vieille de 4 minutes par rapport à Janice, c’est donc toujours à Julie qu’elle demandait de faire un effort par rapport à sa sœur Janice, d’arranger les choses, de ne pas se batailler…

Le jour où les deux sœurs viennent se recueillir auprès de Rose, elles croisent un notaire. Il signale aux deux sœurs, les derniers vœux de Rose.

L’héritage des biens va à Janice. Rien pour Julie, si ce n’est une enveloppe, une clé, qui guideront Julie en Italie, le pays d’origine de Julie et Janice.

Dans la lettre de Rose, Julie apprend que sa mère, morte en Italie dans un accident de voiture, était sur les traces d’un trésor remontant aux lointains ascendants de la famille, et Julie découvre que son vrai prénom est en fait Giuletta.

Julie a dû mal à comprendre pourquoi sa tante ne lui a rien légué, hormis cette idée de trésor auquel elle ne croit pas du tout, et pourquoi elle n’a pas partagé ses biens entre elle et sa sœur. Mais Julie va suivre ce qui lui est indiqué dans la lettre, et se rendre dans la ville de Sienne en Italie.

Là-bas, elle découvrira que son vrai nom est Giuletta Tolomei, et qu’elle est la descendante de celle qui portait le même nom qu’elle, six siècles auparavant, Giuletta Tolomei, qui aurait inspiré le personnage de Juliette dans Roméo et Juliette.

La clé qu’elle a reçu en héritage ouvre un coffre dans une banque à Sienne, en ouvrant le coffre, elle découvre de vieux manuscrits remontant jusqu’à 1340 : des lettres de Giuletta (celle qui aurait inspirée le personnage de Juliette) datant de 1340, le journal de Maestro Ambrogio (1340), les Confessions de Frère Lorenzo (1340), et différents manuscrits – des versions de Roméo et Juliette de 1530, 1554 et 1562, et une version de William Shakespeare Roméo et Juliette 1595.

C’est alors que Julie/Giuletta comprend que le dramaturge Shakespeare n’a pas inventé l’histoire de Roméo et Juliette, mais qu’il a exploité des versions antérieures. Et la version la plus ancienne situait l’histoire non pas à Vérone mais à Sienne.

Julie/Giuletta va donc commencer à lire chaque manuscrit, et ainsi remonter le temps jusqu’en 1340.

Nous aussi par la même occasion, puisque un chapitre sur deux est alterné entre l’histoire des ascendants de Julie/Giuletta, et l’histoire actuelle du parcours de Julie/Giuletta pour découvrir ce qu’est le trésor familial.

Mais bien des dangers menacent Julie/Giuletta, notamment une malédiction qui plane depuis des siècles sur sa famille.

Et puis, depuis ses récentes découvertes, et des premiers contacts établis à Sienne, Julie/Giuletta se sent suivie, épiée, et sa chambre d’hôtel sera cambriolée. Le fait qu’elle soit la descendante de Giuletta Tolomei, la Juliette qui a inspiré Shakespeare, y est pour beaucoup. Il y a toujours eu, depuis 1340, des rivalités entre familles (tel le cas dans Roméo et Juliette de Shakespeare), et en particulier entre la famille Tolomei, Marescotti et Salimbeni, trois puissantes familles de Sienne.

Le chemin devient dangereux pour elle à force de déchiffrer certaines choses, et Julie/Giuletta veut absolument défaire la malédiction qui plane sur sa famille. « La Maledizione sul Muro » - La Malédiction sur le mur – que Frère Lorenzo (un religieux qui a toujours veillé sur Giuletta et Roméo, ainsi que sur leur amour), en 1340, aurait écrit sur le mur de la chambre de torture où le Maître de la famille Salimbeni lui aurait infligé une fin épouvantable sous les yeux du patriarche Tolomei, tuteur de Giuletta. Cette malédiction que Frère Lorenzo a écrite sur le mur de la salle de torture dans ses derniers instants disait :

« Un fléau sur vos deux maisons

Tous vous périrez dans le feu et le sang

Vos enfants pleureront à jamais sous la folle lune

Jusqu’au jour où vous annulerez vos péchés agenouillés devant la Vierge

Et Giuletta se réveillera pour découvrir Roméo. »

 

A vous de découvrir le reste de cette excellente histoire historique.

 

 

J’ai beaucoup aimé cette histoire, qui tout compte fait en regroupe deux. Dès les premiers instants, on est pris par cette histoire et on a envie d’en savoir un peu plus sur la chasse au trésor de Julie/Giuletta mais aussi de redécouvrir l’histoire de Roméo et Juliette. Anne Fortier arrive vraiment bien à nous captiver en passant d’une histoire à une autre, d’une époque à une autre. Et pour information, on ne se perd pas du tout entre ces deux époques. On se retrouve en immersion au cœur de ses deux histoires qui ont un point commun. L’histoire, vous l’aurez compris, est donc captivante, pleine de rebondissements, et hormis que ce soit une fiction, il y a certains faits historiques réels dans cette histoire. L’histoire de ces familles italiennes, six siècles auparavant, m’a vraiment tenu en haleine. Anne Fortier a le souci du détail sur de nombreux points (architecture, faits historiques, religieux, us et coutumes six siècles auparavant…) pour ainsi nous transporter en Italie. Les personnages sont eux aussi bien décrits, intéressants. Et se replonger dans l’histoire de Roméo et Juliette est très agréable.

L’auteur nous explique à la fin du livre, ses recherches pour construire cette histoire, et nous apprend donc que l’histoire réelle de Roméo et Juliette s’est passée à Sienne. Une ville riche en histoire « Plus que les autres, la cité de Sienne fut la proie de violentes querelles de famille pendant tout le Moyen Age. Les Salimbeni et les Tolomei étaient connus pour leur rivalité, très proche de celle qui oppose les Capulet et les Montaigu dans la pièce de Shakespeare ». Une archéologue a aidé également l’auteur pour retranscrire véritablement les quartiers les plus anciens de Sienne. C’est comme cela que l’on plonge dans les dédales de ruelles, et dans les mystérieux sous-sols de la ville.

Un coup de cœur pour ma part pour ce livre rempli d'aventure et de passion, sur fond historique.

 

 

  Un grand merci aux éditions Michel Lafon, pour cette belle découverte.

 

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Published by Lilibook - dans Romans
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