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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 21:00

 

 

 meurtres au potager du roy

 

Auteur : Michèle Barrière

 

Editeur : Le Livre de Poche

Collection : Policier

Policier historique - Gastronomie - Louis XIV - 

Pages : 380

Parution : Avril 2010

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Mai 1683, sous Louis XIV, Château de Versailles.

Il est à la mode d'avoir son propre jardin. Louis XIV raffole des légumes primeurs et il est bon de faire pareil. Cette mode se pratique de plus en plus.


Bien entendu, le potager du Roy est magnifique. Benjamin Savoisy, jeune garçon, premier garçon jardinier du Potager, est employé sous la direction du célèbre Jean-Baptiste de La Quintinie, jardinier agronome directeur des Jardins Potagers et Fruitiers à Versailles. 


A eux deux, ainsi que d'autres employés, ils se fascinent pour ce jardin et donnent tout pour qu'il soit magnifique et qu'il plaise au roi. La Quintinie a d'ailleurs mis au point une technique pour faire mûrir des fruits et légumes hors saison et il a réussi à faire pousser des melons hors saison, mets rares et favoris du Roi.


Benjamin vit avec Ninon et la petite Alixe qui pleure chaque nuit et qui, du coup, rend Benjamin de plus en plus nerveux et fatigué.


Il aura fallu une seule nuit pour que tout le travail de La Quintinie et de son premier garçon jardinier, Benjamin, soit dévasté !! Ce magnifique Potager du Roi vient d'être vandalisé, une partie de ce potager a été ravagée, celle des melons.


Benjamin va mener l'enquête pour découvrir qui est derrière tout ça, derrière le ravage de cette partie du potager que le Roi aime tant, et surout qu'elle en est la raison. Il va mener l'enquête à travers les coulisses de Versailles parmi les offices de cuisine et parmi les maîtres d'hôtel dans un premier temps.


Mais il va bientôt être confronté à une série de meurtres. Son enquête va le mener dans le quartier de Pincourt à Paris où des jardiniers ont été assassinés et où des champs de melons viennent d'être, eux aussi, vandalisés. Pour Benjamin, cela ne peut être qu'un complot ! La destruction des melons vient alors animer quelques rancoeurs et jalousies surtout. Oui, le fait que ces melons puissent pousser hors saison provoque forcément quelques jalousies. Si bien que certains viennent à penser que de La Quintinie, en faisant pousser ses melons hors saison, chercherait à empoisonner la Cour. Certains jaloux ne vont pas manquer de dénigrer le travail de La Quintinie et de Benjamin. Des soupçons pèsent aussi sur le jeune Benjamin.

 

Celui-ci est d'ailleurs forcé de quitter Versailles. Cela tombe bien, il rêve de s'embarquer sur un navire. Cette embarquée va l'entraîner jusqu'en Hollande, grande puissance coloniale réputée pour son commerce. Ainsi qu'en Angleterre. Et il se pourrait bien que notre jeune Benjamin soit sur une voie pour dénouer ce complot sur les melons... Mais saura t-il faire face aux actes de séduction de certains traîtres/traîtresses ?

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Quatrième volet des aventures de la famille Savoisy.

Le 1er opus nous emportait au Moyen-Age,

le second à la Renaissance...

par contre j'ai loupé le 3ème (oupss).

 

Ils peuvent se lire individuellement mais nous retrouvons à chaque volet un personnage d'une même famille.

 

J'ai de nouveau apprécié cette embarquée dans le temps et la gastronomie. Michèle Barrière est une auteure/historienne que je prends plaisir à lire. 


Ici, on a toujours un polar historique agrémenté de gastronomie. C'est riche au point de vue historique et très accompli. L'écriture de l'auteure nous emporte littéralement à l'époque du dit polar, on a l'impression d'y être. L'impression de sentir les effluves de Versailles et Paris (nauséabondes les effluves) mais il y a tout de même des effluves de parfums du potager et d'herbes aromatiques. Et puis traverser les quartiers parisiens de l'époque, j'aime beaucoup.


Le polar est quant à lui bien rythmé, on ne perd pas une miette des détails que l'auteure nous donne. Le rythme est régulier du début à la fin, pas d'essouflement et on trépigne pour découvrir ce qui se cache derrière ce complot sur les melons.


Historiquement, vous l'aurez compris, c'est très intéressant d'en apprendre un peu plus sur cette folie du jardin et du potager à l'époque. Sur la jalousie de certains quant au fait que de La Quintinie est trouvé un processus pour faire pousser des melons en dehors de la saison habituelle. C'est également intéressant du fait que c'est très bien documenté sur les coutumes de l'époque.


Et comme à chaque fois avec l'auteure, on retrouve une partie riche à la fin du livre qui nous permet de mieux découvrir les personnages ainsi que des rappels historiques très très bien documentés. 


Les personnages sont eux aussi fort intéressants, certains sont très cocasses (il y a un duo très comique à découvrir). Le jeune Benjamin est très fleur bleue. 

 

Et bien entendu, la partie gastronomique est passionnante et rappelons, qu'à l'époque, la gastronomie et les mets culinaires tenaient une place importante. On y découvre les coutumes du service, les sculptures de fruits et légumes qui étaient très demandées, mais aussi les épices et les herbes aromatiques qui tenaient une place importante, et on y découvre les petites gourmandises de l'époque, etc.

Bref, ça foisonne de mets culinaires à découvrir fortement pour éveiller les papilles. A la fin du livre, on découvre comme d'habitude un carnet de recettes. Ici, recettes de cuisine au temps du roi Louis XIV, un roi curieux et gourmand et une Cour aimant le spectacle. Chacun est à l'affût de nouveautés et du coup l'époque est en pleine recherches de sciences agronomiques. Il est donc bien évident que certains vont en venir au complot pour notre enquête !!

 

Quelques idées recettes tirées du carnet : Potage de poulet aux asperges (La Varenne) - Oreilles de porc à la Barbe Robert (Pierre de Lune) - ou encore le Canard à l'Arabesque (Pierre de Lune) où il vous faudra : 1 canard, des navets, des champignons, des pruneaux, des olives vertes, des câpres, du laurier, le jus d'un citron, sel et poivre. Tout ça pour vous montrer qu'à l'époque on aimait les mélanges d'épices, d'herbes aromatiques et légumes et fruits divers. 

 

Pas besoin de vous rappeler que j'aime beaucoup

les polars historiques de Michèle Barrière.

J'aime ce doux mélange entre la gastronomie et les meurtres ;-)

C'est très riche historiquement parlant. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 08:00
 
 
 
 
 
 
casanova
 
 
Auteur : Olivier Barde-Cabuçon
  
 
Editeur : Actes Sud
Collection : Actes Noirs
Polar historique - Série - Casanova -
Pages : 320
Parution : Février 2012
         
 
 








 
 
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 En 1757, Volnay a sauvé la vie du roi lors d’un attentat, l’attentat de Damiens. Le roi l’a alors anobli et fait chevalier. Il lui a aussi demandé d’exprimer un vœu pour le remercier. Volnay lui a répondu qu’il désirait être chargé de la résolution de toutes les enquêtes sur les morts étranges dans Paris. Le roi étant en dette envers Volnay, il accepta.  
 
 
1759
 
Depuis 2 ans, Volnay est commissaire aux morts étranges. Il enquête sur les meurtres particulièrement horribles ou complexes qui se produisent dans la capitale.
 
Par une douce soirée de printemps, le corps d’une jeune demoiselle est retrouvé dans un quartier de Paris. Elle n’a plus de visage, on lui a arraché la peau de son visage. En l’état, personne ne peut la reconnaître.
Volnay est présent pour faire état de cette découverte macabre, alors que les badauds s’exclament que les loups sont entrés dans Paris. Sur le corps, aucune trace de sang, on a pris le soin de tuer cette jeune demoiselle et de la rhabiller ensuite.
Sur la victime, il va découvrir une lettre portant le sceau du roi.
Parmi tous les badauds présents, Volnay a noté la présence de Casanova.
 
Volnay prend en charge ce meurtre et, à sa demande, fait transférer le corps non pas à la morgue du Châtelet comme il se devrait mais demande à ce que la dépouille soit amenée auprès de son assistant, un moine aussi savant qu’hérétique. Sur place, Volnay demande aussi que la scène de crime soit délimitée par un cordon de police pour qu’il y est le moins de monde possible sur place, le meurtrier ayant pu laisser des signes de sa présence sur la scène de crime. Volnay est, on le reconnaît, en avance sur son temps et pense déjà qu’il est possible de découvrir bien des choses en examinant une scène d’un crime ainsi que le corps de la victime, nombreux indices pouvant révéler bien des choses. Volnay pratique donc un examen des plus minutieux.
 
Et son collaborateur, moine féru de science, a l’art de porter aux dépouilles un examen avec le plus grand soin. Le moine médite longtemps sur le corps qui commence à se putréfier car tout ceci est complexe, on n’a pu découper le visage au couteau mais alors comment a-t-on pu faire cela avec autant de soin ? Et puis, la paume des mains de la jeune femme est en partie brûlée, de même pour le bout des doigts. Il va donc lui falloir plus de temps pour tout comprendre mais ce moine a l’habitude de méditer et de mettre en pratique sa science. Il a eu longuement l’occasion de méditer d’ailleurs, en prison. L’autopsie pratiquée par le moine va alors révéler des premiers éléments qui conduiront Volnay à Versailles, auprès du roi. Plus précisément, au Parc-aux-cerfs, dans les maisons closes ouvertes par Mme de Pompadour. Lorsque le roi Louis XV a mis fin à sa liaison avec Mme de Pompadour, celle-ci a ouvert des demeures et y installa des femmes, très jeunes, pour satisfaire la concupiscence du roi. Bien entendu, la Pompadour était là pour veiller à ce qu’aucune ne devienne sa rivale.
 
L’enquête emmènera également Volnay, mais aussi Casanova qui suit de très près cette enquête, dans les laboratoires du comte de St-Germain, un homme d’un très grand savoir mais aussi très contemporain pour son époque. Celui-ci pourrait bien faire partie de l’enquête de Volnay, reste à déterminer s’il sera un suspect ou bien un partenaire. Ses agissements sont ambigus.
L’enquête est dérangeante car les pistes remontent jusqu’à Louis XV et pourrait aussi impliquer la Pompadour, et Volnay doit se presser pour mener à bien cette enquête avant de se retrouver avec un autre meurtre sur les bras.
 
Tout ce petit  monde sera surveillé de près par Sartine, lieutenant criminel de Paris, qui, on peut le dire n’aime pas vraiment Volnay et ses méthodes, mais voit aussi d’un mauvais œil le libertin Casanova qui se trouve être trop proche de l’enquête à son goût.
 
Volnay, et Casanova sur ses traces, auront, chacun de différentes façon, bien du mal à démêler cette affaire qui semble renfermer des secrets. Une jeune femme viendra aussi se mêler à l’enquête, Chiara, jeune aristocrate italienne tournée vers les sciences.
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Polar historique très enrichissant et captivant.
 
Un contexte historique très présent, avec une sensation d’y être vraiment. L’auteur a une plume très riche en détails de façon à faire ressentir au lecteur l’impression d’avoir basculé dans le temps. Très bonne restitution de l’époque historique.
 
Une enquête intéressante qui en plus, dépeint l’ambiance sociale de l’époque. Enquête intéressante et captivante, rendue captivante aussi par le biais des personnages. Les rebondissements sont présents pour maintenir en haleine la lecture jusqu’au dénouement.
 
Des enquêteurs, multiples, de caractères franchement très opposés, sont vraiment fascinants. Tout ce petit monde forme ainsi un groupe d’enquêteurs, ancêtres de la police criminelle scientifique. La collaboration entre chacun est parfois très cocasse. Le personnage de Casanova donne à ce polar historique un côté humoristique car les situations sont drôles et passionnantes. Le personnage du moine hérétique, complice de Volnay, qui a donc son propre laboratoire scientifique est hors du commun. Tout ce petit monde est bien sûr surveillé de près par un redoutable chef de la police de Paris qui, on le sent vraiment, n’aime pas du tout ce jeune Volnay nommé par le roi, Commissaire aux morts étranges.
 
Le personnage de Louis XV est complexe. Je ne m’étais pas forcément informée sur ses agissements, mais il voue une profonde addiction aux chairs fraîches, très très jeunes femmes. Le personnage de la Pompadour, je le connaissais plus mais ici l’auteur sait rendre intéressantes les données historiques et il est donc toujours enrichissant d’en apprendre.
 
Lieux intriguants, la Cour de Versailles, le mystérieux quartier du Parc-aux-Cerfs. Des mystères tenus secrets au milieu de la Cour du roi, des Dévots, mais aussi d’une certaine confrérie, la Confrérie des Serpents.
 
J’ai adoré la plume de l’auteur. Une belle écriture rendant la lecture facile. Tout est présent dans ce polar historique pour satisfaire le lecteur, encore plus lorsque les dialogues sont vifs et pertinents, drôles parfois, mais aussi émouvants.
 
Un petit détail que j’ai aimé : à chaque début de chapitre, une citation de Casanova qui aura attrait au chapitre et que l’on retrouvera aussi dans le dialogue du chapitre en question.
 
Personnages qui inaugurent une série policière historique très prometteuse.
La prochaine enquête : Messe Noire, désormais inscrite sur ma liste à lire.
 
 
 
 
 
 J'ai relevé deux citations de Casanova:
 
"J'ai aimé les femmes à la folie mais je leur ai toujours préféré ma liberté."  
Casanova
 
"Une femme ne peut guère être belle que d'une façon mais elle est jolie de cent mille." 
Casanova 





Challenge Polars & Thrillers

organisé par Liliba

4/15
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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 12:57

 

 Ambiance Old England...

 

  

 

 

miss-silver-entre-en-scene-

 

 

Auteur : Patricia WENTWORTH

Traducteur : Patrick Berthon

 

Editeur : 10 / 18

Collection : Grands Détectives

Polar historique - Angleterre - Série d'enquêtes avec Miss Silver -

Pages : 380 

Parution : Octobre 1992

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Si vous n'êtes jamais entré chez Old England, si vous avez la confiture d'oranges amères en horreur, si Big Ben et Piccadilly Circus n'évoquent rien pour vous, bref, si vous trouvez Miss Marple nulle et que ses apparitions à la télévision vous ont laissé de marbre, gardez-vous de lire les aventures de Miss Silver écrites par Patricia Wentworth. Si, au contraire, vous aimez l'atmosphère des salons de thé anglais, les romans de Barbara Pym et les aventures de frère Cadfael, alors ce livre et tous ceux qui composent la saga de cette autre reine du crime, Miss Maud Silver, compteront bientôt parmi vos livres de chevet favoris.

 

 

 

 

 

 

Angleterre. Melling près de Lenton

 

 

 

Miss Silver était autrefois gouvernante. Depuis, elle s’est reconvertie en détective privée.

Miss Maud Silver vient rendre visite à sa plus vieille amie d’enfance, Mrs. Voycey, où elle est donc invitée par celle-ci, à Melling près de Lenton. Petite bourgade anglaise où tout le monde se connaît et épie un peu trop les faits et gestes de chacun. Miss Silver et Mrs. Voycey sont très heureuses de se revoir et de parler du passé.  Miss Silver fait aussi connaissance de quelques habitants de Melling.

 

Les habitants sont occupés par le retour de James Lessiter, fils unique de la famille Lessiter qui avait quitté le village de Melling pour faire le tour du monde voilà 20 ans maintenant. La famille Lessiter est riche et posséde une grosse propriété.  Bien sûr, après le décès de sa mère, il est donc le bénéficiaire de l’héritage.

 

Cette réapparition va ouvrir de vieilles blessures bien sûr. Oui, il y a 20 ans avant son départ de Melling il a été fiancé à Rietta Cray. On ne connait pas tout de leur histoire amoureuse, mais la grande amie de Rietta, Catherine Welby, a mis son grain de sel  dans le couple si bien que les fiancés se sont séparés. Cela a toujours été un tabou à Melling.

 

Pendant les 20 ans d'absence de James Lessiter, Catherine Welby, elle, a été gracieusement logée dans une partie de la propriété car lorsqu’elle est devenue veuve, la mère de James Lessiter a eu pitié de cette femme venant de perdre son mari et a voulu subvenir à quelques besoins de cette jeune veuve. Elle a ainsi proposé à Catherine Welby de s'installer dans une partie du bâtiment de la propriété. Catherine Welby a toujours eu l’habitude de mener un certain train de vie et ne veut pas changer cette façon de vivre après la mort de son mari. Pourtant ses finances sont basses.  Pendant ces 20 années où James Lessiter était donc loin de sa mère et de la propriété de Melling, Catherine Welby a visiblement pris à son aise quelques meubles et objets divers. Mais certains étaient d’une très grande valeur.

 

A son retour, James Lessiter apprend ce qui s'est passé pendant ces 20 années et entend bien reprendre tous ses biens, aussi bien propriété que meubles et objets. Catherine Welby a peur de voir son train de vie changer.

 

Ce retour fait jaser dans le pays.  Mais autre chose va faire encore plus jaser dans la ville de Melling.

 

Un meurtre a été commis. Et plusieurs personnes du village vont être soupçonnées…

 

Une d’entre elle va demander à Miss Silver de lui venir en aide et d’enquêter sur ce meurtre. Et celle-ci, tout en faisant son petit tricot, va enquêter à sa manière et écouter les habitants de Melling car chacun a, à un moment ou un autre, vu ou entendu quelque chose.

 

Miss Silver va tenter de découvrir ce que chaque habitant du village dissimule et ceci pourrait bien la mener sur la piste de l'assassin...

 

 

 

Polar classique de la même catégorie que les Agatha Christie.

 

Oui un polar classique anglais avec tous les ingrédients que cela comporte. Une ambiance très british de l’après-guerre.  Des conventions à respecter.

 

Une enquête des plus classiques où le meurtre viendra en fait prendre place dans le roman qu’après au moins 150 pages.

 

Ici, la description des lieux, et surtout des personnages et des liens entre chacun va prendre une place très importante si bien qu’on a une grande description de ceci dans les 150 premières pages. Et c’est très utile pour mieux comprendre la suite !!

 

Le personnage de Miss Maud Silver ressemble bien entendu à Miss Marple, cadette de Miss Silver puisque le personnage de Miss Silver a vu le jour en 1930. Un personnage qui prend son temps pour écouter chacun et qui a un flair extraordinaire. Elle connaît les apparences et ce que chacun tente de dissimuler. Elle prend le temps d’enquêter et réfléchie tout en tricotant…

 

Oui, pour ceux qui aiment le rythme frénétique il faut repasser ;-D

 

L’ambiance est lente oui, mais en somme, on le sait bien avant de commencer la lecture et si l’on n'apprécie pas ce style, je crois qu’on ne lirait pas ce genre de lecture polar classique.

 

L’énigme sera résolue par Miss Silver et bien entendu la construction du livre donnera la solution à la fin, lorsque Miss Silver fera part de toutes les indications qu’elle aura glané ci et là et ce final prendra fin en même temps que son tricot ;-)

 

Les personnages sont intéressants. On voit que les petits villages sont faits d’habitants tous curieux autant qu’ils sont.

 

Une narration classique.

 

J’ai apprécié cette ambiance anglaise. Je ne dirais pas que ce genre de lecture serait mienne tout le temps, bien au contraire. Une fois de temps en temps me suffit, j’aime bien. C’est reposant, vu la lenteur de ces classiques.

 

Si vous aimez les intrigues à l’anglaise, c’est pour vous,

à lire avec un p’tit thé british à ses côtés bien sûr…

 

 

 

 

 

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 20:00

 

 

monestarium-andrea-h-japp 

 

Auteur : Andrea H. JAPP

 

Editeur : Le Livre de Poche

Collection : Policier

Policier historique - Moyen-Age - Abbaye

Couverture : Max Gabriel,

La Religieuse dans le cloître

Pages : 376

Parution : Mars 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MissVivi ElectricBoy Element23

 

 

1288. Al Iskandarïyah, Egypte.

Un marchand récupère la lourde besace d'un voyageur agonisant, ignorant qu'il vient de signer son arrêt de mort. Il est égorgé alors qu'il tente de vendre le sac à l'intermédiaire du comte Aimery de Mortagne. 1307, abbaye de femmes des Clairets, France. Une moniale, Angélique, est découverte étranglée. Sans doute parce qu'elle ressemblait beaucoup à l'une de ses sœurs, Marie-Gillette d'Andremont, qui a fui l'Espagne après l'assassinat de son amant. D'autres meurtres surviennent. Se peut-il que le meurtrier soit le même que celui de l'amant de Marie-Gillette? Et quel est donc le rôle exact du comte de Mortagne, qui arrive très à propos à l'abbaye? Construit comme un huis clos, Monestarium est un thriller historique haletant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1288. Egypte.

 

Il y a d’abord une mystérieuse besace qui est passée de mains en mains. Tant convoitée, celle-ci sera volée dans des conditions sanglantes par l’intermédiaire d’un noble chrétien. Comme une malédiction jetée sur cette mystérieuse besace, elle aura fait tuer la plupart des personnes qui l'auront eu entre leurs mains. Que renferme-t-elle de si précieux ? 

 

Quelques années plus tard, 1307. Abbaye des Clairets, France.

 

L'Abbaye des Clairets est une abbaye de femmes située en France dans le comté de Mortagne dans le Perche. A cette époque, l’Abbaye des Clairets fait partie des plus importantes, et est généreusement pourvue, mais aussi exemptée de charges. Elle a droit de haute, de moyenne et de basse justice sans requérir l’aval du grand bailli. Des terres ont été accordées à l’abbaye, et le bois de chauffage est fourni. Moult privilèges ont donc été concédés à ce monastère de femmes qui compte environ 300 moniales, une cinquantaine de novices et environ 80 serviteurs laïcs.

 

Si bien que cette abbaye s’est vite transformée en véritable ruche à la valeur foncière et commerciale très imposante et faisant rêver nombreux petits seigneurs. Une abbaye comptant de nombreux bâtiments est protégée par un haut et interminable mur d’enceinte.

 

A sa tête, les jeunes moniales, sur recommandation du Pape Clément V, ont élu comme abbesse une très jeune femme tout juste âgée de 15 ans, Plaisance de Champlois, dont le parrain n’est autre que le Pape Clément V d’ailleurs. Très mature pour son âge, elle possède une intelligence et une intégrité hors pairs, et c’est peut-être ceci qui a fait qu’elle soit élue à la tête de cette abbaye.. Non sans mal car cette succession a été assez difficile puisque dans la course à l’élection se trouvait  la grande rivale de Plaisance de Champlois, la grande prieure Hucdeline de Valézan qui, forcément, ne voit pas d’un si bon œil l’élection de Plaisance de Champlois. Hucdeline de Valézan, soutenue par son frère, qui n’est autre qu’un ambitieux archevêque, tentera tout ce qu’elle peut pour discréditer la jeune abbesse à la tête de l’abbaye.

 

Premier moment fort pour Plaisance de Champlois en sa qualité d’abbesse, sur ordre du Pape, du Roi et la vive insistance du Comte de Mortagne, l’abbaye des Clairets va devoir accueillir une cinquantaine de lépreux que la maladrerie du Comte de Mortagne ne parvient plus à absorber.

 

La disposition des bâtiments au sein de l’abbaye étant mal agencée, Plaisance de Champlois se rend bien compte que rien ne pourra épargner les sœurs autant sur la vision et la déchéance physique des malades que sur la crainte des sœurs d’une probable contagion au sein propre de l'abbaye.

 

Un ordre qui est donc difficile a accepté par les moniales.

Et celui-ci sera donné à point nommé pour la tâche que s’est faite Hucdeline de Valézan, de nuire à la jeune abbesse à la tête de l’abbaye. Pour cela, Hucdeline s’épaulera de sa fidèle sous-prieure Aliénor de Ludain.

 

Du pain béni pour Hucdeline, la mort tragique d’une des jeunes moniales de l’abbaye. Angélique, retrouvée morte égorgée. Un fait très curieux remarqué en premier lieu, cette jeune femme ressemblait étrangement à une autre moniale, Marie-Gillette d’Andremont qui a fui l’Espagne après le meurtre de son amant, tué par deux hommes.

 

Plaisance de Champlois va devoir agir vite pour élucider cette mort, sa force de caractère et son esprit de fin limier viendront l’aider dans cette quête. Elle devra affronter bien des évènements déstabilisants, surtout pour sa première élection, entre l’accueil des lépreux et ce meurtre qui sera le premier d’une série au sein des murs de l’abbaye... et bientôt la révolte des lépreux accueillis à l’abbaye.

 

 

 

   

Mon Avis : 

 

 

 

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas lu d’ouvrage d’Andrea H. Japp.

 

Une intrigue politico-religieuse captivante. Ça a été assez difficile d’en faire un résumé car c’est très riche en intrigues, en descriptions et faits historiques. L’histoire est bien construite.

Le début paraît un peu lent mais tout ça va se réveiller progressivement. Puis, l’auteur parvient à planter une ambiance mystérieuse au sein de cette abbaye. Des rebondissements viendront agrémenter l’histoire.

 

On arrive à suivre la vie des moniales dans leurs tâches quotidiennes tout en étant dans un polar historique.

Les personnages sont assez conséquents, ça peut être assez déstabilisant parfois d’ailleurs.

 

Certains personnages que l’on côtoie un peu plus sont attachants, intéressants, de caractère fort. Notamment Plaisance de Champlois, toute jeune abbesse nouvellement élue, qui, d’un caractère fort et dotée d’une intelligence, sera tout de même confrontée à ses propres doutes. On sent que cette jeune femme est intègre.

D’autres personnages seront moins attachants, avides d’ambition et de réussite coûte que coûte.

 

J’ai mis un peu plus de temps que d’habitudes pour lire ce polar, aux vues de l’écriture très soignée, de l’aspect historique très riche et intéressant, du nombre de personnages présents, et des références historiques apportées par l’auteur grâce à de nombreux nota-bene en bas de pages.

 

Oui, une écriture très riche autant sur les mots employés que sur les références historiques. L’auteur est parfaitement documentée et intègre toutes les descriptions au roman, sur la vie des moniales, leur quotidien et tâches diverses. Beaucoup de choses à engloutir mais je trouve ça très intéressant.

 

 

Un très bon polar historique avec une intrigue

bien ficelée et références historiques pointilleuses.

Un style un peu difficile mais il en devient riche et intéressant.

 Une époque historique intéressante à aborder en plus.

 

 

 

 

 

 

 

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 20:01

 souper mortel aux étuves 

 

Auteur : Michèle BARRIERE

 

Editeur : Le Livre de Poche

Collection : Policier/Thriller

Policier Historique - Moyen-Age - Gastronomie - Paris

Pages : 344

Parution : Avril 2009

 

 

 

 

Paris, 6 janvier 1393. Messire Jehan est retrouvé la gorge tranchée dans des étuves mal famées de la rue Tirechappe. Constance n'a alors qu'une seule idée : venger son mari. Elle se fait embaucher comme cuisinière par Isabelle la Maquerelle - la patronne des étuves. Elle doit affronter l'irascible Guillaume, - cuisinier à la cour du roi -, qui arrondit ses fins de mois su service d'Isabelle. Leurs joutes culinaires deviennent vite l'attraction majeure du quartier de la Grande Boucherie. Malgré les embûches, Constance mène l'enquête et utilise ses talents culinaires pour obtenir des informations. C'est à Bruges, sur la piste des assassins de son mari, qu'elle rencontrera l'amour ! Mais pourra-t-elle échapper au piège mortel qui lui est tendu et confondre ses ennemis ?

 

 

 

Moyen-âge, Messire Jehan, homme tranquille et sans histoire d’une cinquantaine d’années fréquente depuis environ un mois les étuves de la belle Isabelle qui dirige d’une main de fer ses étuves. Rappelons rapidement ce qu’étaient les étuves au Moyen-âge. A cette époque, les citadins se rendaient aux bains, des cuves remplies d’eau chaude. L’hygiène commence alors à devenir un art de vivre. Mais rapidement, certains bains et étuves deviennent des étuves à bordel et s’y instaure une notion de plaisir dans ces bains. Au cuvier on s’y trouve à plusieurs, hommes, femmes, et on y sert à manger et à boire.  

Aux étuves de la belle Isabelle, c’est ce qu'il s’y passe.

 

Dans l’un des cuveaux de bois, chez Isabelle, un homme est retrouvé mort la gorge tranchée. L’eau est rouge sang. Un chat roux est aux abords de la cuve. Marion, surnommée la Dentue à cause de ses dents de lapin et son peu de charme a découvert cet homme mort. En découvrant cet homme mort, Marion la Dentue alerte Isabelle en criant. Isabelle cherche à comprendre comment cette mort a pu se produire, et demande à Marion les préparatifs qu’elle a effectué avant de rejoindre cet homme. Marion pleure, pleure cet homme qui n’était pas comme les autres. Tout autre homme venait chez la belle Isabelle pour que les filles ouvrent leurs cuisses, mais cet homme là préférait parler de la vie et il demandait souvent Marion.

 

Isabelle fera vite disparaître le corps.

 

Cet homme était le mari de la jeune et belle Constance. Il y avait une différence d’âge entre elle et son mari. Lorsqu’elle apprend la mort de son époux, Constance est désemparée dans un premier temps. Elle apprend qu’il a en fait été retrouvé mort aux étuves de la belle Isabelle. Elle est en plein questionnement. Comment son mari, lui si fidèle, pouvait se rendre dans ce lieu dévergondé ?

 

Elle décide de mettre au jour cette mort suspecte. Elle est prête à tout, même à se faire embaucher comme cuisinière chez la maquerelle Isabelle. Elle décide donc d’utiliser un livre ancien de cuisine appartenant à son mari. Mais elle qui n’a jamais cuisiné auparavant, va prendre des cours avec sa dame de compagnie. Et Constance va se découvrir de réels talents de cuisinière.

 

Aux étuves de la belle Isabelle, Constance a peu de chance dans un premier temps de se faire embaucher par Isabelle car celle-ci a déjà un cuisinier aux étuves. Constance lui demande juste de goûter aux plats qu’elle va lui préparer. Isabelle la trouve jolie, et c'est dans un premier ça qui va la faire accepter. Constance fait fureur avec ses plats. Mais le cuisiner des étuves, Guillaume, ne voit pas la venue de la belle Constance d’un très bon œil par contre. Et ceci fait sourire la maquerelle Isabelle. Elle décide alors que son cuisinier et Constance se fassent concurrence, et ainsi leurs plats seront élus par les clients des étuves. C'est alors que tout ceci et le bouche à oreille aidant, amène des clients en plus chez la maquerelle Isabelle !!

Et Constance, elle, est très satisfaite d’arriver à ses fins et d’entrer aux étuves pour enquêter. Constance a l’œil partout sans pour autant se faire repérer. Elle doit s’exercer à la cuisine également pour ne pas que l’on découvre ce pourquoi elle est ici. Son seul problème aux étuves se nomme Guillaume, le cuisinier. Cuisiner qui est également cuisinier à la cour du Roi. Constance est pleine de courage pour affronter tout ceci.

Constance va peu à peu découvrir certaines choses. Son parcours sera semé d’embuches mais elle est prête à affronter celles-ci pour découvrir pourquoi son mari se trouvait aux étuves au moment de sa mort car elle est persuadée que cela cache quelque chose...cet homme si fidèle et sans histoire dans un lieu dépravé.

 

Grâce aux joutes culinaires qui l’affrontent à Guillaume, elle va obtenir des informations. Et sur sa route qui la mènera jusqu’à Bruges pour mener à bien les investigations qu'elle a mises en place, elle va, grâce à ses talents de cuisinière et d’enquêtrice mettre à jour un réseau de fausse monnaie. Et certainement, sur cette route de Bruges elle va y découvrir également l’amour. Saura-t-elle le fin mot sur la mort de son gentil époux ?

 

 

 

 

Oyez Oyez, si vous aimez le Moyen-âge,

les bons p’tits plats et les enquêtes policières

ceci est tout à fait adéquate !!

 

 

Je me suis régalée avec cette lecture et ce, dans tous les sens du terme. La lecture est très divertissante. Roman policier mais pas trop quand même. On a aussi, ici, un roman gastronomique et sans compter également un roman d’amour, entre les mains.

 

L’intrigue est originale, bien ficelée, dans une époque pas trop abordée encore pour les polars historiques. On connaît également l’auteur pour ses recettes de cuisine médiévales.

 

J’ai aimé cette époque du Moyen-âge, ses plats, ses us et coutumes et découvrir ce monde de la prostitution à l'époque.

 

Y intégrer une belle et jeune bourgeoise dans ce milieu dépravé est amusant aussi parfois. Elle en vient à se demander si son mari faisait les mêmes gestes qu’elle peut voir dorénavant dans son quotidien en tant que cuisinière dans l'étuve de la maquerelle isabelle. Elle qui ne soupçonnait pas du tout toutes ces pratiques.

On aime ce personnage de Constance, jeune veuve qui compte bien venger son mari et l’auteur a su lui donner une certaine profondeur, de la détermination et du caractère.

 

On sent que Michèle Barrière est vraiment une historienne accomplie, on a franchement l’impression de vivre au cœur du Moyen-âge.

 

Au niveau culinaire, c’est une pure réussite. J’ai préféré ce roman au précédent Meurtres à la pomme d’or. Côté culinaire je le trouve plus accompli et côté intrigue plus intéressant. Revenons du côté culinaire. On y apprend énormément de choses sur les us et coutumes culinaires de l’époque et d’oû nous vient certains gestes actuels que l’on effectue dans notre cuisine.

 

Dans ce polar historique d’ailleurs, je trouve que le côté culinaire prend le dessus sur le côté polar. Mais bon, ça ne m’a pas déplu pour autant. C’est pour ça que je vous signalais qu’il s’agissait d’un policier historique sans être vraiment policier tout de même…

N’oublions pas également une part de roman d’amour car notre belle Constance redécouvrira les joies de l’amour malgré la mort de son époux qu’elle aimait tant.

 

C’est donc un roman divertissant et qui met en appétit.

J’ai passé un très bon moment. Pas envie de le lâcher.

Le bonus de ce livre : des recettes médiévales

comme toujours avec Michèle Barrière.

Si vous voulez découvrir l’auteur, je vous conseille vraiment ce titre.

 

 

 

 

013Bonus :

 

 

Voici les noms des quelques recettes médiévales que l'on peut

retrouver à la fin de ce polar historique

après quelques conseils de l'auteur

pour bien débuter en cuisine médiévale :

 

 

Des potages : avec un potage jaunet ; ou encore un potage au lait d'amandes à base d'amandes, d'oignons, d'eau, de tranches de pain de mie et de beurre, toutes deux tirées du Ménagier de Paris. Le Ménagier de Paris était un manuscrit d'économie domestique et culinaire qui généralement était attribué à un bourgeois parisien afin qu'il écrive à l'intention de sa jeune épouse toutes les connaissances pour bien tenir sa maison et l'instruire sur des recettes de cuisine. Le Ménagier de Paris est considéré désormais comme étant le plus grand traité culinaire français de l'époque médiévale.

 

On retrouve également du Civet d'Huîtres tiré du Ménagier de Paris et composé d'huîtres, d'oignons, de tranches de pain de mie, de beurre, de vin blanc sec, de jus de citron, clou de girofle broyé, de cannelle, de cardamome égrenées, de filaments de safran, de poivre et de sel. On remarque donc que les épices étaient très utilisées.

 

Un plat nommé "Mamonia" (Mouton au miel) extrait du Liber de coquina, livre de cuisine écrit anonymement début XIVe siècle originaire d'Italie méridionale et le plus ancien livre de cuisine médiévale. Dans ce plat on retrouve de l'épaule d'agneau, du lait d'amandes, du miel, du jaune d'oeuf, du gingembre frais, de la cannelle en poudre, de l'huile et du sel.

 

Extrait du Viandier de Taillevent, ouvrage de référence de la cuisine médiévale et écrit par Guillaume Tirel dit Taillevent, premier queux et sergent d'armes de Charles V et premier écuyer de cuisine du roi Charles VI, un dessert nommé "La dariole". Composée d'une tarte brisée, de crème épaisse, d'oeufs entiers, d'amandes en poudre, de sucre.

 

Il y a encore bien d'autres recettes médiévales à la fin de ce polar historique mais je ne peux vous parler de tous...

 

 

 

J'ai remarqué que dans chaque recette citée dans ce livre, on retrouve beaucoup d'épices. Et d'ailleurs dans les conseils de l'auteur sur la préparation de plats médiévaux, les épices y sont nommées car les papilles médiévales adoraient ces saveurs exotiques telles la muscade ou la cannelle.

 

J'ai remarqué également que beaucoup de recettes étaient à base d'amandes, soit en lait d'amandes ou bien en poudre d'amandes.

 

Le potage était omniprésent et en une multitude de versions !!

 

Et par contre, il y avait très peu de légumes car on les accusait de tous les maux possibles car ils poussaient sous ou à ras de terre....

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 13:14

meurtres à la pomme d'or 

Auteur : Michèle BARRIERE

 

Format : Poche

Edicteur : Le Livre de Poche

Collection : Policier

Pages : 312

Parution : Octobre 2008

 

 

 

 

 An de grâce 1556: François, étudiant en médecine à Montpellier, n'a qu'une idée en tête: devenir cuisinier. Aux dissections, il préfère l'étude du safran, de la cardamome, du gingembre, du macis et autre maniguette sous la houlette de l'apothicaire Laurent Catalan. Mais une série de morts suspectes sème le trouble dans la ville. Un mystérieux breuvage distribué par un apothicaire ambulant en est la cause. Laurent Catalan, en raison de ses origines juives et de ses sympathies pour les protestants est accusé de complicité et jeté en prison François mène l'enquête jusqu'à Bolog Parviendra-t-il à sauver Catalan?

 

 

 

 

      

Symphorien Poquet, maître rôtisseur rue de l’Oye à Paris, a envoyé son fils, François Poquet, faire des études de médecine à l’Université de Montpellier et l'a confié aux bons soins du Docteur Saporta le maitre d’étude.

Mais depuis tout petit déjà, François n’avait en tête que la cuisine et son enfance s’est déroulée parmi tous les artisans culinaires de la rue de l’Oye à Paris. A 8 ans il cuisine ses premières tourtes, et ne cesse de tourner autours des fourneaux et du coup il a acquis une certaine notoriété par ses plats qu’il réussissait fortement, une notoriété acquise auprès de grands du métier de bouche. Il rêve de cuisiner comme personne, de découvrir de nouvelles saveurs.

Mais son père ne l’entend pas de la sorte et n’aspire pas à un avenir de cuisinier pour son fils mais plutôt de médecin. D’autant plus que François avait fait de brillantes études jusque là.

Sans grand enthousiasme, François part donc dans le Sud de la France pour ses études.

 

1556, depuis un an maintenant que François est dans cette prestigieuse université, il n’est pas à sa place et n’est guère inspiré de soulager la souffrance humaine. Parfois même, il s’ennuie. Heureusement, Montpellier est plutôt festif et là il s’y plait. Tout évènement était un prétexte pour organiser une fête.

François est pensionnaire chez Laurent Catalan, un apothicaire. Des apothicaires, il y en a beaucoup. Il s’est lié d’amitié avec Félix, un Suisse de Bâle, qui loge également chez Catalan.

Lorsque le groupe d’étudiant part en forêt pour découvrir toutes les qualités des plantes médicinales, François, lui, se prend à rêver de comment il pourrait accommoder ces plantes avec les plats.

 

Mais la vie de François va être chamboulée au cours de l’été 1556, un été extrêmement chaud, lorsqu’un de ses amis va être assassiné suite à un mystérieux breuvage qu’il aurait bu.

Très vite, d’autres morts suspectes, nous dirons même une sorte d’épidémie qui va décimer pas mal de personne, vont semer le trouble du côté de Montpellier. Et ces empoisonnements vont rapidement être mis sur le dos du mentor de François, Laurent Catalan, apothicaire.

Pourtant, ce mystérieux breuvage est distribué par un apothicaire certes, mais un apothicaire ambulant, inconnu de tous. On accuse Laurent Catalan, car lors d’une inspection dans sa boutique d’apothicaire, un meuble qui renferme de dangereuses plantes médicinales se trouve être ouvert et vide de ces dangereuses plantes.

Si bien que Laurent Catalan est emprisonné jusqu’à un futur jugement qui pourrait lui coûter la vie peut-être. Laurent Catalan, François Poquet, et Félix savent bien pourquoi c'est Laurent Catalan lui-même qui a été fait prisonnier. C’est en raison de ses origines juives et de sa sympathie envers les protestants, et cela, ça dérange fortement.

François et son ami Félix décident donc de venir en aide à leur mentor et ami apothicaire, Laurent Catalan.

 

La piste qu’ils vont avoir les mènera jusqu’en Italie, à Bologne. Mais ils vont devoir déjouer un guet-apens. On leur en veut, ils sont suivis, ils le savent et vont devoir être très malins. Cette piste est celle d’une plante très dangereuse, plante récemment arrivée en France et en Italie, tout droit venue des Amériques.

Ils vont croiser le chemin d’immenses savants de la Renaissance, et ils vont parcourir beaucoup de chemin, découvriront également l’amour, et y découvriront aussi de nouvelles traditions.

Mais parviendront-ils à défendre l’innocence de Catalan ?

Et quelle est cette mystérieuse plante arrivée récemment en France et en Italie ? Cette plante si dangereuse...

 

Leur route sera jalonnée de nombreux dangers… mais aussi de plaisirs divers….

 

 

 

 

 

Voilà une enquête à déguster !!!

 

Nous avons en effet dans ce polar historique,

 une enquête mêlée aux plaisirs culinaires.

 

 

Une enquête historique placée à l’époque de le Renaissance, donc une période vraiment riche en découvertes et l’auteur ne lésine à nous procurer de délicieux moments parmi cette riche période.

 

Le contexte historique est donc intéressant ici.

De plus, au cœur de cette période historique ont découvre la rivalité qui s’est au fur et à mesure mise en place entre les médecins, les apothicaires et les épiciers. Ici ceux de Montpellier et sa région. Chacun de ses trois corps de métiers se méprise. La rivalité est immense et aucun n’hésite à faire des coups bas pour descendre telle ou telle catégorie de ces trois métiers. Des métiers bien évidemment qui se rejoignent un peu. Mais à l’époque, cette rivalité est immense car chacun revendique le monopole de soigner les gens, plutôt de la vente de plantes ou condiments pour soigner les gens. Ce qui sera donc plus tard, la délivrance des médicaments faite actuellement par nos pharmaciens.

On sent bien que chacun, médecins, apothicaires, épiciers veut être seul à soigner les gens et à délivrer ce qui les soignera, mais les trois à la fois pour eux ce n’est pas possible. Chacun défend son gagne pain.

Notons que les médicaments à cette époque, sont plutôt fait d’épices et de condiments, de plantes macérées et d’infusions, et on en tire également des sortes de médicaments sous forme de confiseries (tient serait-ce le début de nos propres confiseries actuelles…).

Si bien que la médecine n’est pas très loin de la cuisine. Et que pour notre personnage principal, François Poquet, tout ceci peut donc s’amalgamer. Lui qui rêve d’être cuisinier, et qui pourtant fait des études de médecine.

 

En dehors du contexte historique très intéressant, entre période riche de la Renaissance et découverte des premiers remèdes de la médecine, on a là une enquête bien ficelée. François Poquet et son ami Félix entreprennent un long voyage jusqu’en Italie, à Bologne, Ferrare, Padoue, plus précisément. Et ce voyage sera semé d’embûches mais aussi de plaisirs divers, je ne peux pas en dire plus.

Les moments en Italie sont superbement détaillés, l’auteur nous offre de beaux moments traditionnels italiens.

 

Ce polar historique est donc, vous l’aurez compris, aussi un roman gastronomique. On ripaille goulument aux tables françaises et italiennes. C’est assez agréable et on fait également des découvertes culinaires mais aussi des découvertes étymologiques sur les mots culinaires utilisés actuellement.

 

Le style d’écriture est donc très bien approprié à l’époque historique du roman.

 

En prime, à la fin du livre, nous avons un historique sur la tomate ainsi que des recettes de cuisines de la Renaissance.

 

 

Alors si vous voulez plonger au cœur d’une enquête historique, remonter le temps jusqu’à la Renaissance, ripailler à votre guise, et partir à la recherche d’une dangereuse plante transformée en poison fulgurant… ce polar historique est pour vous.

 

 

 

 

 

 

 

 

013Bonus :

 

La couverture de ce roman est extraite d'un tableau de Filippo Lippi

- Le Banquet d'Hérode -

  

Une fresque datant de 1452 - 1466

Cathédrale de Prato

  

Fra Filippo Lippi né en 1406 et mort en 1469

fut le maître de Botticelli qui entra dans son atelier en 1465.

 

 

Le banquet d'hérode-1

 

 

 

 

 

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 13:54

  carrefour des ecrases

 

Auteur : Claude Izner

 

Format : Poche

Editeur : 10 - 18

Collection : Grands Détectives

Pages : 284

Parution : novembre 2003

 

 

Le Carrefour des Écrasés, situé entre la rue Montmartre et le Faubourg Poissonnière, porte bien son nom. En ce mois de novembre 1891, le corps " sans visage " d'une jeune femme est découvert au petit matin sur le carrefour. Tout de rouge vêtue, la jeune femme ne portait pas de chaussures. Ce même jour, un certain Grégoire Mercier
" berger en chambre " rue des Reculettes (XIIIe arrondissement), rapporte à Victor Legris, libraire et enquêteur à ses heures, un escarpin rouge de femme, contenant, en guise de semelle, le papier à en tête de sa librairie de la rue des Saints-Pères. Claude Izner, dans cette troisième aventure de l'intrépide Victor Legris et de son truculent commis, Joseph, nous entraîne de nouvea
dans un merveilleux voyage au cœur du Paris de la fin du XIXe siècle

 

 

   

 

  

3ème opus des enquêtes de Victor Legris, libraire Rue des Saints-Pères et enquêteur à ses heures perdues, et de son commis, Joseph. On retrouve aussi les personnages de Kenji, l’associé et  père adoptif» de Victor Legris, et Tasha, la femme que Victor aime.

 

Un matin de novembre 1891, Grégoire Mercier, un berger du XIIIe arrondissement de Paris (oui, nous sommes en 1891, et les moutons, les vaches… étaient en plein cœur de Paris^^) apporte à la librairie Rue des Saints-Pères, un escarpin rouge où se trouve un papier à l'en-tête de la librairie de Victor Legris à la place de la semelle.

Voilà donc quelque chose qui étonne beaucoup notre ami libraire.

Au cours de cette même journée, une jeune fille tout de rouge vêtue est retrouvée morte en plein milieu du Carrefour des Ecrasés, lieu qui porte bien son nom. Cette jeune fille est retrouvée avec le visage totalement défiguré au vitriol, et nue pieds.

 

Victor Legris est très intrigué par cet escarpin rapporté chez lui, au fond duquel se trouve le papier à en-tête de sa librairie. Notre libraire se laisse donc, de nouveau, séduire par cette mystérieuse énigme. Il va donc mener son enquête sur cet escarpin et celle-ci va le mener sur des mystères qui enveloppent le passé de son associé et père adoptif, Kenji. A vrai dire, Victor Legris ne connait pas tout de la vie passée de Kenji. Mais , son chemin va croiser aussi le Carrefour des Ecrasés où cette jeune femme a été retrouvée morte.   On se doute forcément qu'il ya un lien entre l'escarpin rouge et cette jeune fille retrouvée morte, je ne vous le cache pas.

Il sera bien entendu aidé de son commis, qui d'une certaine façon monte en grade aux yeux de Victor Legris, dans cette enquête puisqu’il se retrouve avec plus de responsabilités, responsabilités données par Victor Legris lui-même qui fait de plus en plus confiance en son commis et en ses capacités de fin limier.

L'enquête va les plonger tout droit dans l'atmosphère palpitante des Cabarets Parisiens, époque fin XIXe siècle, quartier de Montmartre, où nos héros vont croiser des personnages tels que La Goulue, Toulouse-Lautrec, Alphonse Allais et tant d'autres encore.

 

 

 

 

 

Un merveilleux voyage au coeur de Montmartre, XIXe siècle,
en compagnie de Toulouse-Lautrec et de La Goulue.

 

J'ai retrouvé avec plaisir chacun des personnages de cette série. Dans ce 3ème opus, ils sont bien en place, et chacun y tient un rôle important.

 

Des 3 premiers opus lus, celui-ci est mon préféré.

J'ai en effet adoré l'ambiance !!

 

Une ambiance très présente avec un contexte historique très intéressant puisque le roman mêle des personnages historiques réels aux personnages de fiction de la série. Une ambiance cafés-concerts fin XIXe siècle, au langage populaire parisien vraiment bien retranscrit. On imagine les personnages avec corsets et jupons pour les femmes, et costume et haut-de formes pour les hommes. Tout y est très bien décrit. Un voyage extroardinaire dans l'histoire de Paris.  En plus d'avoir une intrigue bien menée on a en fait, une lecture intéressante par rapport au contexte historique mais aussi une lecture culturelle puisque divers arts y sont mêlés.

 

L'intrigue, comme je l'ai dis plus haut, est bien menée, originale. Cette fois ci, elle mêle la vie d'un des proches de Victor Legris, son ami et père adoptif Kenji. Et ce 3ème opus délivrera quelques secrets de famille. C'est pour ça que j'aime lire ces séries dans l'ordre.

Maintenant, disons qu'à chacune de mes lectures dans cette série, je suis plus attirée par l'ambiance, l'atmosphère et les personnages plus que par l'enquête elle-même. 

 

Bien entendu, je vais poursuivre cette série avec Le Secret des enfants rouges.

 

 

 

 

Voir billets

1er opus : Mystères Rue des Saints-Pères

et 2ème volet de la saga : La Disparue du Père-Lachaise

 

 

 

 

 

 

 

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 15:09

la baronne meurt à cinq heures
De Frédéric LENORMAND

Format : Broché
Editeur : JC Lattès
Collection : Romans historiques - Voltaire mène l'enquête
Pages : 280
Parution : janvier 2011

Qui a osé assassiner la baronne chez qui Voltaire coulait des jours heureux ?
En ce froid février 1733, c'est la rue qui attend notre philosophe (ou pire, la Bastille !). Il lui faut donc retrouver le criminel sans délai avant que celui-ci ne s'en prenne à d'autres honnêtes gens - à lui-même, par exemple.
Heureusement, avec l'aide providenteille d'Emilie du Châtelet, Voltaire ne manque pas de ressources. Brillante femme de sciences, enceinte jusqu'au cou, celle-ci va l'accompagner dans son enquête où les subtilités féminines triompheront bien souvent de la philosophie.
Ensemble, ils devront affronter de redoutables héritères en jupons, des abbés benêts et des flûtistes sanguinaires, décrypter des codes mystérieux, et surtout échapper à un lieutenant général de police prêt à embastiller Voltaire au moindre faux pas...


Voilà que la protectrice de Voltaire, Mme de Fontaine-Barteul, baronne de 70 ans, vient d'être retrouvée assassinée dans son lit !! Celle-ci l'avait accueilli, depuis peu, chez elle, en lui proposant un petit appartement en dessous les toits de son petit hôtel particulier.

Découverte morte dans son lit, c'est le lieutenant général Hérault qui arrivera sur les lieux pour authentifier le décès. Le souci est que la baronne a été assassinée, et ce, par le moyen de différents procédés, empoisonnée, égorgée et étouffée. Alors le lieutenant général Hérault ordonne qu'une autopsie soit pratiquée sur la baronne. Ce qui va fortement déplaire aux héritiers, on ne fait pas une autopsie sur une baronne !
Par contre, Hérault à fort à faire sur Paris, la surveillance de la pose des nouvelles plaques des rues, la surveillance du déménagement d'un cimetière, il doit gérer les prisons, il doit se tenir à jour et connaître tout des Parisiens, alors annoncer à ses supérieurs un meurtre à élucider n'allait pas l'arranger pour organiser ses autres tâches. On le harcelait suffisamment. Il a donc la bonne idée, pour ses propres besoins, d'utiliser Voltaire qui mènera l'enquête à sa place et, lui, de mentir sur cette mort auprès de sa hiérarchie et cacher une mort suspecte en la transformant en mort naturelle, le temps d'une enquête.

Oui, Voltaire est surveillé pour ses écrits qui déplaisent et la liberté de penser qu'il instaure.
Hérault fait même recopier les moindres lettres que Voltaire peut écrire. Et justement il va se servir d'une lettre pour lui mettre la pression, lui faisant comprendre qu'il le suspectait dans la mort de la baronne. "On s'installe chez des vieilles dames riches qui ne tardent pas à mourir ?" demande-t-il à Voltaire. Voltaire est cela-dit, outré, qu'on puisse le suspecter. Pourquoi aurait-il tué la baronne, elle qui l'hébergeait. Il peut dès à présent se retrouver à la rue, pourquoi aurait-il fait une chose pareille ? Et de plus, il n'était pas son héritier.

Hérault va se servir aussi, pour que Voltaire entame l'enquête à sa place, d'une lettre de cachet qui ordonnait l'incarcération de Voltaire à la Bastille, signée du Roi

Hérault ordonne à Voltaire de lui livrer l'assassin de la baronne sinon ce sera la Bastille pour lui.

Mais aucun suspect en vue pour le moment.

Voltaire n'a nul le choix face à Hérault et l'ordonnance d'emprisonnement contre lui, alors il va se mettre en quête de découvrir à qui peut profiter le crime de la baronne. Le temps qu'il va passer à mener cette enquête va bien évidemment empiéter sur le temps qu'il passe à ses écritures, il est en plein dans l'écriture de ses Lettres philosophiques et tente par tout moyen de faire connaître la pièce qu'il vient d'écrire, Eriphyle.

Par le plus grand des hasards, il fait la connaissance d'Emilie du Châtelet, une brillante jeune femme dont le mari est sur les fronts de guerre. Emilie du Châtelet est enceinte, elle s'ennuie chez elle en dehors des expériences scientifiques qui, seuls, l'intéressent. Ecoutant l'histoire du loufoque Voltaire, elle se propose de l'aider à démasquer le meurtrier de la baronne. L'abbé Linant, maladroit comme pas deux, viendra porter main-forte à l'enquête. Mais cela ne sera pas des plus simples. Il faudra résoudre des énigmes tortueuses, on voudra aussi en attenter à leurs vies, mais il faudra aussi faire face à des héritiers des plus féroces et imaginatifs.

 

 

Voilà un polar historique qui est également humoristique. L'auteur est plus connu pour sa série des enquêtes du Juge Ti, et étant donné que je voulais découvrir la plume de Frédéric Lenormand, j'avais tout bonnement selectionné ce livre lorsque Babelio a proposé son dernier Masse Critique.
Je n'ai pas été déçue de cette découverte.
J'aime les polars historiques, l'enquête ici est peut-être basique et un peu en retrait par rapport aux personnages. On comprend très vite pourquoi la baronne a été tuée, il en va de soi que c'est une histoire d'argent.
Plutôt l'impression, vraiment, que les personnages tiennent une place importante par rapport à l'enquête, mais cela ne m'a pas déçu. Justement, ça sort de l'ordinaire et il y a de quoi s'amuser avec les personnages mis en scène dans ce polar historique.
Ce polar est le premier d'une série où l'on retrouvera le personnage récurrent de Voltaire. On trouve donc un personnage très humoristique par son caractère et ses répliques. Voltaire mange à tout les rateliers, se fait héberger, il est très excentrique et un peu loufoque aussi. A cette période en plus, il fait la promotion de sa pièce Eriphyle, et lorsqu'il parle de son Eriphyle, on le plaint en pensant qu'il s'agit là d'une maladie ;-)

Il n'a de cesse, aussi, d'écrire ses Lettres philosophiques, il ne rate pas une occasion non plus d'en lire les premiers extraits même si son auditoire ne semble pas très attiré...
Un personnage rendu, là, très drôle, imbu de sa personne également, il se croît supérieur je dirais même, et j'ai beaucoup aimé.

Les personnages qui l'entoure sont également bien savoureux. La marquise Emilie du Châtelet, jeune femme charmante, délaissée par son mari parti sur les champs de bataille. Elle saura, dans cette enquête, être perspicace. Quant à l'abbé Linant, qui aidera Voltaire pendant l'enquête, il est lui aussi comique de par sa maladroitesse.
Le style de l'auteur est agréable, on sent qu'il a étudié cette époque, que c'est son domaine de prédilection. Le langage qu'il utilise est très adéquate à l'époque. Et cela, j'ai beaucoup apprécié. L'enquête en elle-même est simple et traditionnelle mais bien construite. En somme, je me suis bien amusée avec ce polar historique aux pointes humoristiques, j'ai aimé les différents personnages. L'enquête en elle-même n'est pas très originale, mais on est gâté avec les personnages donc ça fait la balance. Et je lirai volontiers les prochains épisodes des aventures de Voltaire. A noter aussi que, les personnages utilisés sont donc réels, une page au début du livre nous en apprend un peu sur chacun. Et la fin du livre nous réserve un aperçu sur les grandes dates de la vie de Voltaire.

 

Lu dans le cadre de Masse Critique Babelio.

Je remercie Babelio ainsi que les Editions JC Lattès pour cette sympathique découverte.

 

 

  Autre avis trouvé sur les blogs : Miss Alfie

 

 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 13:05

cocaine et tralalaDe Kerry GREENWOOD

Format : Poche

Editeur : 10 - 18
Collection : Grands Détectives
Pages : 246
Parution : avril 2006

Au cœur des Années folles, Phryne Fisher, jeune aristocrate anglaise au caractère bien trempé, n’en fait qu’à sa tête ! Intrépide, exubérante et d’une élégance sans égale, cette « garçonne » ne craint qu’une chose : l’ennui. Aussi, quand on lui propose de partir en Australie à la recherche d’une riche héritière menacée, y voit-elle l’occasion inespérée de fuir les fastidieuses soirées londoniennes. Sans une hésitation, la voilà en route, mais dès sa descente de bateau l’attendent faiseurs d’anges, trafiquants de drogue et communistes exaltés… Toute l’aventure et le danger dont elle rêvait ! De cocktails chics en courses-poursuites haletantes, Phryne Fisher mènera sa première enquête tambour battant, pour le plus grand péril des bandits et des cœurs.

 

 

Phryne Fischer, personnage récurrent de la série de Kerry Greenwood, est une jeune femme hors du commun. L’histoire se déroule dans les années 20, les Années Folles, et Phryne vit en Angleterre. Elle vit désormais dans le luxe, mais cela n’a pas toujours été le cas. Son enfance s’est déroulée dans la pauvreté, et un héritage inespéré dans la famille désignait son père comme seul héritier. Depuis ce jour, Phryne profite du luxe qui lui a été offert et vit parmi la haute bourgeoisie. Pour autant, ce n’est pas pour cela qu’elle a pris la grosse tête, elle reste simple et libre de ses choix. Son seul vrai souci, l’ennui. Et oui, pour elle, tout se côté bling bling ne l’intéresse pas plus que ça, et elle est lassée de toutes les mondanités auxquelles elle doit participer.

Phryne participe à un dîner mondain, et au cours de celui-ci, un incident ce produit. Un vol. Et Phryne a une âme de redoutable enquêtrice. Durant cette soirée, elle trouve le voleur de bijoux, et expose donc ainsi ses talents d’enquêtrice (qu’elle exerce à ses loisirs). C’est alors qu’un couple (un colonel des Indes en retraite et sa femme) voit en elle, celle qui pourrait partir en Australie afin d’enquêter sur leur fille. En effet, ce couple soupçonne que leur fille est en danger, là où elle réside, à Melbourne. Elle serait mariée à un homme malotru et le couple soupçonne celui-ci de vouloir l’empoisonner. Phryne n’hésite pas une seconde à prendre en main cette affaire qui la tirera de son quotidien.

C’est ainsi qu’elle se retrouve à Melbourne, mais elle va se retrouver, une fois sur place, mêlée à des effluves de cocaïne. Elle trouvera aussi sur sa route, un réseau d’avortements clandestins qui laisse mourantes les jeunes filles, et y fera la connaissance d’un ballet russe qui est un peu louche pour elle. Bref, ce ne sera pas de tout repos pour elle de démêler tout ça.

Je vous laisse découvrir la suite.

 

J’ai pris plaisir à découvrir ce personnage. Le personnage de Phryne Fischer est simple mais c'est une jeune femme débrouillarde. La période des Années Folles nous plonge au cœur de la mode, des parfums, de la cosméto. L’auteur utilise des grands noms de ces milieux, et moi qui suis accro également à l'univers cosmétique et mode, cette ambiance m'a donc plu.

 Le personnage est attachant, le caractère de Phryne est contradictoire à son milieu social et à l’époque, elle entend bien revendiquer sa liberté. Son comportement peut pour l’époque paraître outrageux du coup. D’autres personnages de l’histoire, que Phryne rencontrera sur sa route, venant de tout milieu et qui vont l’aider dans cette enquête, sont eux aussi attachants. Notamment une jeune fille qu’elle prendra sous son aile et qu’elle embauchera comme femme de chambre. Où encore sa rencontre avec deux acolytes qui parcourent Melbourne à bord de leur taxi.

Parlons de l’histoire aussi, l’enquête est bien menée du début à la fin, les différentes rencontres de Phryne, où elle sera mêlée dans différents milieux, se croisent et tout s’imbrique très bien. Il n’y a pas de temps d’arrêt, et pourtant la société de l’époque prend le thé, change de tenue x fois et l'auteur nous détaille les divers changements de tenues et autres. Mais je vous l’ai dis, j’aime ça, ces descriptions de vêtements, de grands noms, de cosmétiques, de parfums... il y en a à gogo dans ce livre.
Voilà donc un 1er opus d'une série de quinze livres je crois, et je pense poursuivre les aventures de cette demoiselle au caractère détonnant pour l'époque et qui a le goût pour être toujours chic en toute circonstance. Le livre se lit rapidement, car facile à lire, et puis vu qu'il se passe un tas de choses au fur et à mesure que l'on tourne les pages cela rend la lecture plus rapide encore. Une découverte simple mais sympathique. Après, il est vrai, qu'il faut que ce côté détails vestimentaires et autres que l'auteur a inséré au fil de l'histoire, plaise.

 

 

  Challenge "Le Tour du Monde"
avec comme pays l'Australie,
puisque en dehors de l'histoire qui se déroule en Australie, l'auteur est Australienne.

 

drapeauAustralie 

 

 

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 13:40

fables de sangDe Arnaud Delalande ADD So Pretty Elements (72)

Format : Poche
Editeur : Le Livre de Poche
Collection : thriller
Pages : 433
Parution : mai 2010

Un tueur en série dans les jardins de Versailles, sous Louis XVI. Une jeune reine menacée. Un agent secret vénitien. Des fables au goût de sang. Des espions anglais, des inventions diaboliques, des secrets d'alcôve, des crimes énigmatiques, des histoires que vous n'oublierez jamais.




Versailles, Louis XV se meure. Louis XVI et Marie-Antoinette sont jeunes et ne sont pas préparés à la reprise du pouvoir.

Un tueur rôde à la Cour de Versailles. Un premier meurtre est orchestré dans les jardins de Versailles, meurtre macabre mis en scène avec soins par le tueur, à la façon d’une fable de La Fontaine. On assiste au meurtre, la scène se déroule sous nos yeux, entrecoupée des vers d’une fable de La Fontaine. Puis le meurtre accompli, le tueur déposera sa victime dans la Galerie des glaces. Sur la victime, une feuille déposée à l’attention d’une personne, il s’agit là d’une des fables de La Fontaine. Le Vénitien Pietro Viravolta est appelé par le Duc d’Aiguillon, Secrétaire d’Etat des Affaires étrangères et de la Guerre, et lui confie cette affaire pour découvrir qui se cache derrière ce fanatique meurtrier qui signe ses meurtres « Le Fabuliste ».

 

Signalons aussi que Pietro Viravolta se fait appeler l’Orchidée Noire, il n’est autre qu’un membre du Secret du Roi, service secret d’espionnage crée par Louis XV (authentique service d’espionnage). Louis XVI va hériter de ce service secret d’espionnage, il n’avait aucune connaissance de cette organisation secrète. Viravolta est donc un espion du Secret d’Etat ou Cabinet Noir, service secret d’espionnage dirigé par Charles de Broglie.

 

Viravolta prend l’affaire en main et d’autant plus qu’elle le concerne puisque le meurtrier signe ses mises en scènes macabres Le Fabuliste et que Viravolta quelques années auparavant, au sein même de Venise lorsqu’il était agent secret de la Sérénissime, était déjà à la poursuite du Fabuliste. Viravolta avait tué celui qui se faisait appeler Le Fabuliste. Alors qui est ce personnage qui a signé le crime d’une jeune demoiselle, Le Fabuliste ?

Viravolta mettra tout en œuvre pour le découvrir.

Le Fabuliste prend contact avec Viravolta en lui transmettant une liste de 10 fables. 10 fables, 10 meurtres. Viravolta est au cœur de l’affaire, visiblement Le Fabuliste semble le connaître et lui en veut. Il espère le mettre au cœur d’une des fables de La Fontaine. Mais Le Fabuliste menace également le nouveau roi qui vient tout juste de monter sur le trône, et sa jeune épouse Marie-Antoinette.

 

D’autres dépouilles seront bientôt retrouvées, des ombres noires planent sur Versailles. Des scènes de crimes toujours plus atroces les unes que les autres, représentants les Fables de La Fontaine. Nous lecteur, on assiste à ces meurtres, le tueur fait réciter juste avant chaque crime, la Fable de La Fontaine en question, à sa victime. Une fois le meurtre accompli, le Fabuliste dépose sur la dépouille la Fable de La Fontaine.

L’étau se ressert autour de Viravolta au fur et à mesure des dépouilles découvertes.

La liste des 10 fables se raccourcie, au même titre que la liste des cadavres s’allonge, elle.

La chasse à l’homme commence à la cour de Versailles, dans les jardins de Versailles et notamment dans le Labyrinthe de Versailles, imaginé par Charles Perrault et André Le Nôtre. Un labyrinthe dont l’entrée est gardée par la statue d’Esope et celle de l’Amour ailé. Puis l’intérieur du labyrinthe est, imaginé par Perrault, organisé autour des thèmes des fables de La fontaine en 39 fontaines placées ça et là dans le labyrinthe. Imaginez bien ce que le Fabuliste peut prévoir dans ce Labyrinthe…

La course effrénée se poursuit pour Viravolta pour retrouver Le Fabuliste et l’arrêter avant qu’il ne soit trop tard.

Je vous laisse découvrir la suite de ce fabuleux thriller historique.

 

Je vous signale tout de suite, c’est un coup de cœur !! Premières phrases lues de ce polar, on entre immédiatement dans un passionnant et intriguant thriller historique façon cape et épée, avec un poil de James Bond ! Pourquoi je parle de James Bond ? Parce que l'auteur a sû intégrer dans ce thriller historique, un personnage façon Q, qui invente des gadgets bien utiles à Viravolta.

Et je parle là de thriller, car les meurtres sont macabres. Ce Fabuliste est des plus pervers. Difficile par contre de résumer ce livre, tant il se passe des choses importantes, incroyables, passionnantes. Tout y est important.

Parlons aussi du talent de l’auteur pour mêler la fiction à la réalité historique. Il s’est incroyablement bien documenté, il nous offre même en fin du livre, toutes ses sources. Aussi bien biographies, documents historiques, que le film de Sofia Coppola « Marie-Antoinette » ou bien le roman de Stefan Zweig portant le même nom…. C’est grâce à toute sa documentation que l’auteur peut nous offrir un beau thriller historique. On retrouve de nombreux personnages ayant participé à cette période historique, le Chevalier d’Eon, espion également qui faisait parti du Secret du Roi ; mais aussi Beaumarchais, Rose Bertin, ministre des modes de la Reine (dont je vous reparlerais puisque j’ai lu un roman la concernant)… et encore bien d’autres personnages.

L’intrigue est très bien construite, très originale, mettant en scène les Fables de La Fontaine. On y refoule d’ailleurs cet aspect fables pour enfants que l’on connaît, pour n’y  voir que le côté macabre que le tueur prend un malin plaisir à mettre en œuvre, dont l’auteur nous ravie là pour cette histoire.

Outre l’intrigue haletante, qui vous tient du début à la fin, il y a tout ce côté historique qui est donc très présent, le décor de Versailles y est planté entre luxe (raffinement, étoffes, coiffures, parfums, maquillages…)  et puanteur, puisque rappelons-le, les commodités se faisaient ni plus ni moins derrière un banal rideau.

Fiction et histoire s’y mêlent agréablement pour le plus grand plaisir du lecteur.

Si vous aimez le côté historique et les romans qui vous tiennent en haleine de la première à la dernière page, n’hésitez pas à lire ce livre ! Coup de cœur pour moi. 

 

Merci à 

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D'autres avis : Ellcrys, Charivalire

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